Pas gai, pas gay. Cher garçon.
Quelques mois passèrent avant que je ne sois pour la dernière fois convoqué au tribunal, je devais comparaître devant le tribunal des enfants. Ce jour là j'étais pratiquement aphone, j'avais pris un coup de froid. Durant cette audience qui ne dura pas plus d'une heure le juge me fit promettre que tout cette affaire était pour moi de l'histoire ancienne qui ne saurais se reproduire, bien entendu je promis pourvu que tout ceci soit oublié à commencer par moi. Ce qui me gênais le plus fut la présence de la mère Lavin qui écouta attentivement l'énoncé de mes exploits dans le détail lu par la juge. J'avais mis un point d'honneur à ne pas parler de cette affaire, voilà qu'aujourd'hui elle apprenait toute cette histoire par le menu. Bien que n'étant plus chez les Morel théoriquement je n'aurais pas du continuer à voler, j'en avait décidé autrement vu que j'avais été mis dans une famille, je continuais à voler ici de l'argent ici telle ou telle babiole tant et si bien qu'une fois qui fus sans doute moins bien orchestrée que les autres, la victime de mon larcin se trouvant devant la preuve irréfutable de ma culpabilité m'administra une volée mémorable, j'avais le visage tuméfié tant je reçu de coups, je du garder le lendemain la chambre mon visage était encore tout boursouflé. De l'internat je garde tout même quelques bons souvenirs comme par exemple celui de ce garçon qui était en section plomberie, il avait pour habitude de se donner une contenance de casseur. Après l'extinction des feux régnait une ambiance de chahut, ce soir là dans le dortoir des plaisanteries quelques fois grivoises fusaient de part et d'autre, je ne restais pas en reste pour y aller de mon couplet quant je reçu comme réponse à l'une de mes plaisanteries de ce garçon toi Taddy tu n'as qu'à venir me branler, cela dit à haute voix, je ne sais pas pourquoi j'étais sur qu'il avait exprimé là son réel désir. Le chahut dura encore un moment puis il fut interrompu par le pion, le dortoir d'une trentaine de lits fini par faire le calme et par s'endormir. Quant je fus certain que tout le monde dormait, sans faire de bruit je me levais non sans avoir hésité car comment interpréter les dires de ce garçon une boutade ou un appel au peuple. Je risquais gros dans cette affaire, si je me trompais je risquais le lendemain d'être la risée de tout le monde et de me faire traiter de pédé à tout bout de champs, en plus de voleur, je n'avais pas vraiment besoin de cela. Malgrés toutes ces conjectures, je me dirigeais vers son lit une fois tout près je chuchotais tu dors ? je l'appelais par son prénom que j'ai oublié depuis, il chuchota comme réponse, non je t'attendais ! je ne m'étais donc pas trompé. C'est ainsi que ce soir là dans le silence je m'installais sur son lit, nous mettant tête bêche dans cette posture nous nous somme masturbé mutuellement. Dès que nous fûmes parvenus à nos fins, nous prîmes l'engagement de recommencer prochainement, ce qui se produisit plusieurs fois. Ce ne fut pas tout le temps moi qui pris l'initiative, il vint aussi vers moi de son propre chef. Il était curieux de voir son comportement changer du tout au tout à mon égard dans ce que l'on peut appeler la vie de tout les jours. Ce garçon se retrouvant toujours avec ses camarades de section avaient pour habitudes de quelques fois m'invectiver concernant mes vols, il était curieux de voir ce garçon qui avant ne donnait pas sa part au chien se taire, il ne me défendait pas mais il se taisait. Un simple regard nous suffisait pour savoir que l'on pouvait si l'un d'entre nous le voulais nous discréditer mutuellement mais il devait aimer nos échanges "cher garçon".
Publicité