Pas gai, pas gay. La nouvelle vie.
A priori il n'y avait pas de raisons qu'il en soit autrement vu que j'étais de l'assistance si jamais, j'était sur mes gardes. Cette famille devait avoir sa logique qui pour le moment m'échappais encore. La vie chez les Lavin était toute différente de celle que je venais de quitter, les habitudes alimentaires n'étaient pas pareil à ce que j'avais connu, c'est ainsi que je me rendis compte que la mère Morel cuisinait très bien ça au moins je ne pouvais pas lui enlever cette vertue. Dès mon arrivée chez les Lavin je trouvais très malin de raconter des histoires abracadabrantes comme par exemple que j'avais un solex qui était resté à Fontaine la forêt et je ne sais quelle autres histoires enfin un tissus de mensonges comme j'en était coutumier, cela relevait de la mythomanie à mon âge 16 ans. Ha ! j'avais été d'une intelligence remarquable, la mère Lavin décida que l'on devait aller récupérer le vélo mais aussi le solex, il fut convenu qu'en fin de semaine nous irions à Fontaine la forêt récupérer mes affaires. Bien entendu de solex il n'y en avait pas, c'est arrivé devant mon ancienne demeure que j'expliquais à la mère Lavin que le solex n'était pas ici et qu'il ne fallait pas en parler. pour toute réponse je reçu un sourire évocateur elle avait compris que j'avais menti. J'étais dans mes petits souliers lors de cette visite chez les Morel je craignais que la mère Morel fasses aux Lavin des révélations que je n'aurais pas aimé qu'ils sachent ils devaient de toute façon en savoir pas mal, c'était largement suffisant. La visite chez les Morel se termina par un voeux qu'exprima le père Morel à savoir qu'il souhaitait que les Lavin aillent plus de chance qu'ils n'en avaient eu avec moi. Qu'espéraient les Morel avec moi d'être le garçon de la maison celui qui allait les aider à vieillir j'espère pour eux que ce n'était pas leurs motivation car si c'était réellement le cas ils ont du être très déçu, dommage pour eux, ce n'était pas ma vocation. Je n'avais pas de chambre pour moi chez les Larue je dormais dans un lit à deux places avec Lionel, il travaillait dans la réparation des poids lourds, ses draps sentaient le cambouis c'est toute une volée de petits détails qui me firent voir que la vie chez les Morel n'était pas si mal que cela. J'avais un problème lorsque je devais changer de sous-vêtement, il était bien rare qu'il n'y eu personne dans la chambre, je devais prendre tout un luxe de précautions afin que personne ne aperçoive de mon infirmité. Un point où je ne fut pas dépaysé fut pour faire sa toilette, il n'y avait pas de salle de bain, la toilette se faisait dans la cuisine, pas facile de trouver un moment de libre, Je profitais au maximum de l'internat pour prendre des douches. Les Frères Nicholas n'étaient vraiment pas à la noce, tout leur était reproché, à commencer par la nourriture qu'on leur mettait dans leur assiette, ils avaient un lit deux places sur le palier à l'étage. Non vraiment ces gens étaient trop différents, je sentais à mon égard une certaine suspicion permanente j'espérais qu'avec le temps je n'en viendrais pas à être traité comme les frères Nicholas, je ne me serais certainement pas laissé faire, fort heureusement ce ne fut pas le cas. Autre changement notoire, les repas se passaient devant la télévision, cela était vraiment nouveau pour moi qui n'avait droit de la regarder que le jeudi après-midi et un peu le dimanche. Je découvrit une facette de la vie au village voisin, il y avait le foyer rural que fréquentaient Lionel et Daniel, c'est sur la mobylette de Lionel que je fus emmené pour la première fois, il s'y écoutais de la musique à tue tête, il se nouait et se dénouait des amours entre les jeunes gens et les jeunes filles. Je me souvient surtout des disparités de la faune fréquentant le foyer du curé de Moissy, entre les jeunes travaillant déjà et les étudiants, ceux qui travaillaient avaient toujours de l'argent sur eux, ils achetaient des cigarettes et allaient au café du village bien que le foyer fut équipé d'un bar. Je partageais le reste de temps libre avant la fin des vacances entre la maison où je ne me sentais pas bien et le foyer rural où j'avais du mal à m'intégrer. Il y avait une sorte de chose entendue quant on me demandais où j'habitais et que je répondais chez les Lavin, cela semblait vouloir dire beaucoup de choses aux gens, je ne sus jamais de quoi il pouvait bien être question, je supposais toutefois que la cupidité des Lavin n'était pas pour rien dans le comportement des gens. Enfin je repris mon apprentissage de peinture au terme des vacances, c'est comme interne que je repris les cours. Le surveillant général était au courant des raisons pour laquelle je me retrouvais à l'internat, il m'avait à l'oeil. Dans les premiers temps tout se passa pour le mieux, les week-end je rentrais par le car à Vaux, je n'avais pas vu les Lavin de la semaine tout le monde étaient content de se revoir. Ainsi allait la vie rythmée par les semaines au collège et les week-end à la maison. Dommage coté études les choses allaient de mal en pis, rien ne m'intéressais en atelier j'étais très moyen coté enseignement général c'était la catastrophe en mathématique c'est très simple, j'avais ouvert mon cahier le premier jour, j'avais fait la page de présentation et depuis je ne rouvrit plus jamais ce cahier pour y prendre le cours que le professeur développais au tableau, le cahier était posé devant moi, j'écoutais le cours mais ne prenait aucune notes, je ne participais pas au cours mais ne le perturbais pas pour autant.
Publicité