Pas gai, pas gay. La nuit au trou.
Je ne sais plus très bien si je dormi d'un sommeil réparateur, cette nuit là en tout je pliais bagage avant que le jour se lève afin que personne ne me voie partir. Je reprenais la route de la Seine et Marne sans trop savoir où j'allais aller. Sans vraiment savoir pourquoi, je me retrouvais dans une petite ville à coré de Fontaine le Forêt. Je cherchais une boulangerie pour pouvoir y acheter quelque chose à manger. Ne connaissant pas très bien cette petite ville, je m'engageais dans un sens interdit ce qui me fut fatal, un gendarme se rendant à la poste pour aller chercher le courrier de la brigade passant à ma hauteur à ce moment là me demanda les papiers du cyclomoteur. Je fus bien en peine de les lui procurer j'ai bien pensé l'espace d'un éclair me sauver mais à quoi bon cette escapade n'avait elle pas pour but de faire savoir que quelque chose ne tournait pas rond quelque part. Je fus prié de le suivre jusqu'à la poste où il alla retirer son courrier, seulement aprés il me conduisit toujours avec mon solex à la brigade. Ce qui surpris le plus les gendarmes qui pourtant avaient dù en voir d'autre c'est la somme d'argent que j'avais dans mes poches, il devait me rester trois cent francs. La provenance de cet argent me fut demandé, je racontais aux gendarmes un tissus de mensonges durant toute la journée que dura mon interrogatoire. Le gendarme qui m'avait arrêté n'était pas peu fier, il venait de mettre un terme à deux mandats de recherche l'un pour moi, l'autre pour le solex. Durant la journée je reçu la visite du père Morel sans doute venu pour voir s'il s'agissais bien de moi. Ma déposition signée, je fus embarqué dans une estafette de la gendarmerie menottes aux poignets, sachant que nous allions à Fontaine la Forêt chez la mère Morel je les suppliais qu'ils m'enlèvent les menottes avant de rentrer, on me promis que oui, mais ce ne fut pas suivi des faits, je réitérais ma demande juste avant de rentrer, le gendarme m'opposa que j'étais un voleur et qu'aux voleurs il était obligé de leur laisser les menottes j'étais au comble de l'humiliation, me présenter chez les Morel avec les menottes, cela me faisais plus de mal que le reste, n'était-ce pas à cause d'eux que j'étais arrivé dans cette situation. Arrivé chez les Morel immédiatement la question de l'argent vint sur le tapis, la mère Morel alla directement voir son portefeuille dans la chambre. Je n'étais vraiment pas tranquille car son portefeuille j'y étais déjà allé et y avais pris de l'argent. Quant elle revint elle annonça aux gendarmes qu'il ne lui manquait rien, puis me regardant elle me dit, toutefois j'ai des soupçons mais elle n'en dit pas plus, le message était passé entre nous, malgré tout je me défendis encore. Les gendarmes ne firent pas cas de ce dialogue entre la mère Morel et moi. Puisque l'argent ne venait pas de chez les Morel, les choses allaient sérieusement se compliquer, je ne pourrait plus longtemps raconter des histoires Les gendarmes revinrent à la charge si l'argent ne venait pas de chez la mère Morel d'où venait-il. La mort dans l'âme je ne pouvais plus en cacher l'origine, maintenant j'avais compris que quoi que je dise, les gendarmes vérifieraient tout ce que dirais. Piteusement et devant les Morel de surcroît j'avouais que c'était de l'argent que j'avais pris chez la tante Nisou. Cela fit une étape supplémentaire pour les gendarmes qui me conduisirent chez la tante Denise, cette fois la honte était complète. La tante était au courant de mes derniers exploits mais elle ne savait pas qu'elle avait été victime de mes vols. Elle s'était bien apperçue qu'il manquait de l'argent, elle avait pensé que Bertrand en avait eu besoin elle ne lui avait pas posé de questions cela ne se fait pas dans un couple tant que l'équilibre financier du ménage n'est pas mis en jeu. Pendant que les gendarmes s'entretenaient avec la tante j'essayais de me faire le plus petit possible je me tenais sur le pas de porte de la salle à manger imperceptiblement je glissais dans le couloir comme si je voulais le moins possible me faire remarquer alors que j'étais au centre des discutions. Au moment de partir l'oncle Bertrand que l'on avait pas encore entendu vint vers moi et me saisi brutalement par le col de ma chemise, il me secoua comme un cocotier, il me dit tu crois que l'argent on le gagne comme ça, on travail nous. Ce fut tout ce que me dit l'oncle Bertrand sur cette affaire visiblement il n'était pas content, on l'aurait été à moins. Toutefois l'intervention de Bertrand me laissa quelque peu songeur, je doutais de la sincérité de son intervention qu'il fit plus montrer à la tante Nisou et aux gendarmes qu'il s'intéressait à cette histoire, que pour réellement m'invectiver. Je suis sur que cette histoire le laissait indifférent. Je repris avec les gendarmes le chemin de la brigade à coté de Fontaine la Forêt, durant le temps que dura le trajet les gendarmes ne décrochèrent pas un mot. C'était le calme avant la tempête car une fois arrivé à la brigade, le gendarme qui tout le matin avait tapé à la machine ma déposition, vint vers moi et me dit tout ce tu nous raconté ce matin ce sont des mensonges et moi je vais devoir travailler toute la nuit pour recommencer. Mais en attendant je vais te mettre au trou, je prends de l'argent sur ce qu'il te reste pour aller t'acheter un casse croûte que tu ailles volé un peu plus ou un peu moins maintenant ça ne veux pas changer grand-chose. Je fus conduit dans une cellule, il y avait là un plan incliné en bois et des couvertures posées dessus. Je savais que le gendarme allait revenir me chercher et que je n'allais pas m'en sortir à si bon compte, J'avais peu dormi la nuit d'avant et les émotions de la journée aidant, je tombais de sommeil,
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