Pas gai, pas gay. La cassette de la famille.
Chez les Morel je repris de plus belle mes bêtises lorsque Patrick fut parti, je ne pouvais pas trop en faire lorsqu'il était là, il y avait toujours le risque d'être dénoncé ou alors pris à témoin , je ne le connaissait pas assez pour m'aventurer dans ce domaine en sa présence. Je trouvais une nouvelle bêtise à faire, pas tout à fait inédite mais inédite dans l'ampleur. Je savais que dans l'une des armoires à linge il y avait un portefeuille où la mère Morel rangeait l'argent du ménage, je profitais plusieurs fois d'aller voir ce qu'il y avait dedans, je trouvais une liasse de billet de cent francs qui me paraissait énorme peut être y avait il trois mille francs. J'allais plusieurs fois rendre visite à ce portefeuille avant d'oser en subtiliser un. Le jour où je réalisais mon "exploit" je dissimulais comme il faut le fruit de mon larcin, en attendant de trouver une occasion de le dépenser je ne vivais plus. J'étais terrorisé à l'idée que la mère Morel puisse s'apercevoir qu'il lui manquait de l'argent. Je ne sais plus comment je dépensais cet argent mais ce que je sais c'est que vu qu'aucune réaction ne se produisit je retournais au portefeuille chercher de l'argent. Comme tout les quinze août dans les sous bois de la forêt de Fontaine la Forêt se déroulait la fête. Tout les ans avec la mère Morel nous allions y faire un tour. Une fois rentré cette année là comme si c'était pour remercier la mère Morel j'allais au portefeuille et subtilisais cent francs pour retourner à la fête dépenser cet argent. Oui mais comment aller à la fête vu que les sorties ne se faisaient qu'accompagnée ? c'est très simple, ma chambre était pourvue d'une porte fenêtre donnant directement sur la rue, il me suffirait donc d'attendre que tout le monde soit endormi le soir puis de me glisser discrètement à l'extérieur lorsqu'il n'y aura pas de voitures arrêtée au feu juste devant la maison. La fête dans les sous bois fut pour moi une première en matière de sorties nocturnes
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