Pas gai, pas gay. L'arrivée chez les Morel.
Madame Morel et moi prirent congé de l'assistante sociale, dans mon malheur car pour moi s'en était un je vis tout de même une lueur d'espoir quand j'appris que j'allais habiter à Fontaine la Forêt. Je me gardais bien pour le moment de dire à Madame Morel que j'avais de la famille à Fontaine la Forêt et à A.... . Je n'est aucun souvenir de comment nous fîmes le trajet de Melun à Fontaine la Forêt. J'avais d'autres préoccupations pour le moment pour trouver un attrait quelconque à ce mini voyage. Bien qu'ayant voyagé toute la nuit en train et en car ce voyage jusqu'à Fontaine la Forêt fut trop court. Je découvrais la maison sise dans une grande rue de Fontaine la Forêt mais dans un quartier que je ne connaissais pas toutefois d'instinct je savais par ou il faudrait me diriger si je voulais aller voir ma grand-mère pour moi la fugue bien que ne sachant pas comment on appelait ce genre d'action n'était pas exclue.
Je découvris la cour de la maison et finalement la cuisine. L'endroit ne me paraissait pas vraiment terrible, la cuisine était petite et toute en longueur, c'était un bout de construction rajoutée à la construction principale. Pour le moment, je n'eu pas le privilège de découvrir le reste de la maison. Ma désormais nourrice que j'appelais Madame me dit qu'elle garde d'autres enfants et qu'ils l'appellent Mémère et que je devais l'appeler comme ça. Ce n'est que timidement que j'utilisais cette appellation en fait cette appellation n'était pas nouvelle pour moi, c'est ainsi que j'appelais ma grand-mère et il me semblait que cette appellation lui était exclusivement réservée, j'avais une certaine gêne à appeler cette personne que je ne connaissais pas de la même façon que ma grand-mère que j'adorais, d'autre part je savais que je ne pourrais jamais aimer cette personne, alors ça me gênais franchement, mais je n'avais pas le choix. A peine arrivé, le contenu de ma valise fut étalé sur la table de la cuisine. « Mémère » dû se résoudre à admettre que je n'avais plus de linge propre ou alors celui qui pouvait encore l'être était tellement mal rangé chiffonné et rangé avec du linge sale que l'on ne pouvait absolument rien en tirer avant de l'avoir lavé et repassé . « Mémère » me dit qu'elle allait me prêter des habits à Michel un pensionnaire comme moi qui était en ce moment en vacance. Mémère me fit mettre debout sur une chaise au milieu de la cuisine et en rien de temps je me retrouvais nu comme un ver devant cette personne que je ne connaissais pas deux heures au part avant. Elle entrepris de faire ma toilette de la tête au pied, Mémère trouva que j'étais bien sale, elle mit ça sur le compte de la fumée du train, elle me trouva bien aussi grassouillet et me dit que j'étais bientôt aussi gros qu'elle, « Mémère » me dit cela sur le ton de la plaisanterie mais je ne fus pas vraiment enchanté de cette comparaison, je ne bronchais pas mais n'en pensa pas moins. Elle me dit que je devais me faire beau car nous allions aller à la cabane du jardin à A... . pour y voir « Pépère » et que nous allions manger là bas ce midi.