Pas gai, pas gay. Quelle belle journée ! ! !
Un beau jour, ho! oui le beau jour, le père nous informa que le lendemain quelqu'un viendra nous chercher parce qu'il en avait marre de nous, nous n'apprendrons rien de plus ce soir là. Le matin suivant cette déclaration le père nous fit nous lever, d'habitude c'était la tante qui s'en occupait. Le père nous fit notre déjeuner et nous fit prendre un bain alors qu'à l'accoutumée nous n'avions droit qu'à la douche et froide si possible. Durant les préparatifs la belle mère ne se leva pas, ainsi quant une assistante sociale vint nous chercher à l'heure dite, nous ne fûmes pas obligés de lui dire au revoir. Le temps est passé sur cette affaire et je me dit que cela était très bien orchestré. J'ai de bonnes raisons pour penser ainsi, la suite conforta mon raisonnement. Nous mettre en pension chez une nourrice ou chez la grand-mère était coûteux, il fallait bien payer une pension, mais il fallait surtout payer la maison et vivre. D'autre part nous n'étions que les enfants du père, les mauvais traitements que nous subissions étaient en fait d'habiles manoeuvres pour qu'à terme nous soyons mis à l'assistance publique. Ainsi nous ne coûterions rien ou si peu à la maison parentale, j'aurais encore l'occasion de revenir plus tard sur cette difficile histoire. L'assistante sociale arriva elle ne s'éternisa pas, elle nous fit monter à bord de sa deux chevaux . Durant le trajet elle nous posât des questions de toutes sortes, nous recevions pour toute réponse chaque fois que nous lui disions quelque chose qui la choquait "mes pauvres chéris". Nous demandions à l'assistante sociale ou nous allions, je vous emmène dans un foyer à M.... où vous aurez plein de camarades de votre âge répondit-elle. Je demandais encore si nous passions à Fontaine la forêt elle répondit par l'affirmative. Timidement je dit à l'assistante que nous avons une tante qui travail à l'hôpital je demandais encore si l'on pouvait aller la voir. Je ne me faisais pas trop d'illusion sur ma requête. A ma grande surprise, elle accepta. C'est ainsi sur le pas de la porte de l'hôpital de Fontaine la Forêt que nous purent revoir la tante Nisou pour la première fois depuis environ une année. Cette reprise de contact avec la famille maternelle fut très importante, tout le monde put ainsi savoir où nous étions et par la suite venir nous rendre visite dans notre foyer.
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