Pas gai, pas gay. Puni, puni, puni et encore puni.
Vint en suite les punitions de toutes sortes. Privé de dessert c'était un grand classique, privé de sortie alors que nous ne sortions pratiquement jamais de notre cour, Jacky dù faire des pages entières de chiffres et de lignes, privé de manger j'en oublie certainement. Nous dûmes rester chez le père un peu plus d'une année le temps pour lui de bien nous casser sur les injonctions de la belle-mère qui ne supportait pas que son mari ailles eu des enfants d'un premier mariage. Au fond de la cour il y avait une autre maison, celle des parents de la belle-mère. Je revois très bien cette maison avec accolée sur la droite une immense grange où le père avait fait son atelier. Pour entrer dans la maison du fond de la cour, il fallait passer par une petite véranda. Sur le coté gauche se trouvait fermé par une haute porte en bois un potager où trônaient deux magnifiques cerisiers. Là seule personne un peu gentille dans cet environnement, cétait le mari de la belle-mère, je ne crois pas quil fût au courant de ce que lon nous faisait endurer. Un jour alors que les cerisiers étaient couvert de fruits, il nous en fit manger à profusion.
L'intérieur de la maison était sombre, l'occupante de cette maison qu'il était coutume d'appeler la "mère Berthod" lorsque l'on parlait d'elle me faisait terriblement peur. Lors de notre arrivée elle nous avait accueillis du fond de la cour par un tonitruant: "alors vous voilà", nous ne savions pas bien ce que cela voulait dire mais elle eu le don de nous effrayer. En fait nous n'eûmes réellement pas à nous plaindre d'elle. La chose qui me plaisait le plus chez cette personne fût le fait qu'elle possédait la télévision, où nous avions rarement la possibilité de regarder un dessin animé ou la piste aux étoiles ce fût un motif de punition supplémentaire.