Pas gai, pas gay. J'aurais dû dire non Nisou.
A Fromont les choses furent loin d'être simples et ce n'était que le début. Je fis la connaissance de la belle mère, ne connaissant pas cette personne je dû l'appeler madame, le père me repris et me demanda de l'appeler « tata ». Le père voulu savoir si je faisais encore pipi au lit, je dus me résoudre à cet aveu consternant, oui, je faisais encore pipi au lit. Pour toute réponse je m'entendit dire que la fille de tata allait bien se moquer de moi. C'est ainsi que j'appris qu'il y avait encore une fille, cela ne présageait rien de bon pour Jacky et moi. La fille aurait certainement des prérogatives que nous n'aurions pas, la suite prouva que malgré mon jeune âge, j'avais vu juste.
Le lendemain après-midi je dû faire la sieste pendant ce temps là le père parti chercher Jacky chez Robert et Marguerite que je ne connaissaits pas. Il y avait longtemps que je navais pas vu Jacky. Je sentais ce nouveau milieu dans lequel je me trouvais hostile, je me réjouissais de la venue prochaine de mon frère, impatiemment je l'attendais, je sentais que quelque chose ne tournerait pas rond ici. J'étais mal à l'aise et regrettais déjà d'avoir dit oui à la tante Nisou quant elle me demanda si je voulais retourner chez mon père. J'aurais dû dire non Nisou. Intuitivement je savais que Jacky étant là les choses iraient un peu mieux, je ne serait plus le seul pôle "d'intérêt". De sieste, je n'en fit pas, j'attendais que l'on vienne me chercher, mon arrivée à Fromont étant toute nouvelle je n'osais pas bouger. Je remarquais que la maison était vide, il n'y avait plus aucun bruit. La Tante devait être allé chez sa mère dans la maison de l'autre coté de la cour. Pour me passer le temps, je me mis chanter Milord d'Edith Piaf à tue tête. Comme par hasard, la Tante rentra alors que je chantais encore, ce fût rapporté au père qui lorsqu'il l'apprit me toisa du regard moqueusement.