Pas gai, pas gay. Taddy l'indésirable.

Publié le par Taddy

la perspective de devoir passer quinze jours aux Sillages sans rien faire ne m'emballais pas vraiment, je pensais que je pourrais peut-être aller passer quelques jours à Fromont, je demandais à l'éducateur s'il serait d'accord, j'obtins son aval sans problème. Je téléphonais donc au père qui voulu bien me recevoir pour plusieurs jours, il fut convenu que j'arriverais le lendemain en début d'après-midi. Je pensais qu'à Fromont je m'embêterais moins qu'aux Sillages, il n'en fut rien, j'escomptais aller faire au moins une fois le marché avec le père il refusa catégoriquement, je pense que le père ne souhaitais pas que je fasse sur le marché une mauvaise rencontre comme par exemple avec le grand-père. Je restais de la sorte à Fromont je m'y ennuyais ferme j'allais bien me promener dans le village, j'allais rôder du côté de l'école avec la mairie à coté, je me remémorais le passé, le tour du village ne me prenait guère de temps. J'allais chercher les gamines à la sortie de l'école enfin tout cela était vite fait. J'allais aussi rôder dans la grange, je découvrit que le père rangeait là les accessoires de cuisine qu'il vendait au marché. Je cru de bon aloi de subtiliser un moulin à poivre et un paquet de poivre en grain en me disant que cela pourrait servir aux Sillages, j'allais mettre le fruit de mon larcin dans mon sac. Je commençais certainement à devenir embarrassant pour eux, ils n'avaient pas fait tout pour se séparer de Jacky et de moi même pour qu'aujourd'hui je les embête. Le soir le père rentrant du marché alla chercher mon sac dans la salle à manger où je dormais. Il en vida le contenu sur la table de la cuisine, il fini par en extraire le moulin à poivre et le paquet de poivre en grain et ça, ça t'appartient me demandait-il, je du convenir que non bon puisque c'est comme ça je te remmène à ton foyer prépare tes bagages on y va tout de suite, le père me dit encore je savais que tu volais, j'en est juste entendu parler mais vois tu moi les on dit je n'y prête pas attention maintenant je suis édifié. J'avais volé c'est un fait je suis un parfait idiot non pas parce que j'ai volé mais parce que j'ai cru que des nouveaux liens pouvaient s'établir or je me trompais lourdement, il fallu donc que je me fasse jeter deux fois avant que de croire que l'on ne voulais vraiment pas de moi et par là même de Jacky qui lui eu l'intelligence de ne pas relancer le père. Le voyage Fromont les Sillages se déroula dans un parfait mutisme, je ne lui décrochais pas un mot. De cérémonie d'adieux il n'y en eu point un furtif baiser, déjà je refermais la portière et tournais les talons. Ce soir là c'était Jean-Claude qui était de service,  il me dit c'est quant même bizarre, ton départ est plutôt curieux et ton retour l'est bien davantage. Je ne répondis pas d'ailleurs je n'avais rien à dire, je n'allais tout de même pas lui avouer que j'avais piqué à mon père un moulin à poivre et un paquet de poivre en grain, j'avais résisté à des plus coriaces que lui. A moins que l'éducateur ne fut au courant par un coup de fil du père, ce serait tout de même étonnant. En tout cas me faire mettre à la porte de chez mon père pour un vol mineur si cette mise à la porte n'était pas prémédité, je me demande bien ce que c'est, je ne réagirais pas de la même manière si je lui avais volé de l'argent. A l'extrême limite j'aurais  trouvé cela presque normal. Le père ne pouvais pas avoir vu que je lui avais volé quelque chose, alors il ne reste qu'une possibilité c'est sa femme qui à pu repérer mon manège et trouvé là un bon prétexte pour se débarrasser de moi de façon définitive. En tout cas cette fois ce fut la bonne. Il c'est passé là mais en plus expéditif trois ou quatre jours ce qui c'est déjà produit dix douze ans avant. Si cette fois je n'ai pas compris c'est que vraiment je suis bouché je suis indésirable.

Publié dans Gay - Lesbien

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