Pas gai, pas gay. Le maigre salaire.

Publié le par Taddy

Je repris  quelques semaines après notre première rencontre contact avec le père, il fut convenu que je passerais le week-end à Fromont, j'arriverais par le car vendredi vers huit heure. Ce week-end se passa au mieux, je fus toutefois ému de me retrouver là, ce lieu étant chargé  pour moi de souvenirs et d'émotions, pas forcément des plus agréables. Je fis la connaissance de mes demi-soeurs, nous ne remîmes pas sur le tapis le passé, le week-end se termina ce fut le père qui me ramena aux Sillages, je fus accueilli par Jean-Claude qui me demanda si la voiture de mon père était un Diesel. Je travaillais toujours dans mon entreprise de peinture en bâtiment, les séances homosexuelles  aux Sillages s'étaient un peu espacées la vie en somme n'allait pas si mal. En ce moment le patron nous faisait travailler à Paris, chez un grossiste en lunette, nous refaisions les bureaux, étant matinal hé oui déjà a cette époque, je prenais un train avant celui de mes collègues et allais me promener dans Paris en attendant l'heure de travailler. Durant ce chantier, j'allais roder le midi dans les stocks, je réussi ainsi à piquer quelques paires de lunettes de soleil, je ne me fit pas prendre. Ce chantier à Paris fut le dernier avant les vacances, nous attendions la paie, surtout moi. Je voyais l'après-midi s'avancer de plus en plus et le patron n'était toujours pas là donc la paie non plus, c'était ma deuxième paie que j'attendais, si le patron ne venais pas, je devrais partir en vacances sans argent. Ce n'est qu'à peine une heure avant la fin du boulot que le patron enfin arriva, il ne fit pas montre de vouloir nous payer, pour le moment il faisait une inspection minutieuse de ce qui fut notre chantier, il trouva bien quelques réflexions à faire sur tel ou tel point de détail, c'est normal un patron c'est fait pour ça. Quant à moi, je bouillais d'impatience une seule chose m'intéressais la paye. J'avais fait plusieurs fois le compte dans ma tête, c'était mon deuxième mois de travail dans cette entreprise, par rapport à ma paie précédente, j'avais calculé que je devais toucher un peu plus de trois cent francs, je trouvais la pilule amère avant même de toucher ma paie, je me remémorais la fois où j'avais volé trois cent francs dans le portefeuille rangé dans le linge de la mère Morel. Maintenant je trouvais le travail bien dur pour un salaire bien maigre, je mesurais combien la vie n'était pas facile, moi qui trouvais tellement aisé de dérober de l'argent. Tout cela est maintenant révolu, la page est tournée. J'espérais toutefois que l'éducateur ne me ferais pas verser les deux tiers de mon salaire pension et pécule  afin qu'il me reste un peu plus d'argent pour partir en vacances. Les vacances cette année il était prévu que les garçons restés aux Sillages partiraient avec Jean-Claude en estafette pour une dizaine de jours en Lozère. Je me réjouissais de cette perspective, c'était la première fois que je partais aussi loin de la région de Fontaine la Forêt M..... Nous partîmes le lundi matin de bonne heure, en passant à Fontaine la Forêt, je ne pu m'empêcher d'avoir une pensée pour les Morel ho! non pas de la nostalgie, mais un sentiment de victoire. J'oubliais bien vite cette pensée, intéressé que j'étais par le paysage qui se déroulais devant moi mais aussi par les bêtises que nous racontions avec les copains.

Publié dans Gay - Lesbien

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