Pas gai, pas gay. La détresse me fais faire des conneries.

Publié le par Taddy

La vie n'allait pas si mal que ça aux Sillages, mais il me manquait tout de même le contact avec la famille, je réfléchis un peu et j'en arrive à la conclusion que du coté de mon grand-père et du coté de mes tantes, je n'étais pas en odeur de sainteté et que si je voulais avoir des contacts, il faudrait que je trouve quelqu'un d'autre. Il me vint une idée un peu folle pour ne pas dire saugrenue, je décidais de prendre contact avec mon père, je lui écrivit une longue lettre où je lui demandais tout un tas d'explications sur ce qu'il s'était passé nous ayant valu la situation dans laquelle nous nous trouvions Jacky et moi. Je ne me faisait pas trop d'illusions sur l'aboutissement de ma lettre. Plus d'une semaine plus tard je reçus  à ma grande surprise une réponse sous la forme d'un coup de téléphone, L'éducateur de service ce soir là sorti de son bureau et me dit Taddy téléphone, c'est ton père, Je m'attendais après cet appel que l'on me pose des questions, il n'en fut heureusement rien. Au cours de cette conversation téléphonique le père me fixa un rendez-vous, il me demanda ou l'on pouvait se rencontrer, je lui proposait de se rencontrer dans un café, il fut convenu de se voir au café de l'Ile à M...., un dimanche après-midi. Le rendez-vous fut fixé pour le dimanche  suivant, je m'y rendit avec une certaine appréhension, j'espérais que le père serait seul, j'en fus pour mes frais, sa femme était là, je dus faire contre mauvaise fortune bon coeur. Je posais au père tout un tas de questions, je crois qu'il s'en sorti bien chargeant au maximum les grand-parents. Le père me dit encore que tout les mois il devait payer notre pension, c'est possible mais j'en doute au jour d'aujourd'hui je ne me rappelle plus la teneur exacte de mes questions. Le père m'appris encore qu'il avait eu deux filles Muriel et Corinne, il m'invita à venir de temps en temps  à Fromont. Ainsi beaucoup de choses devenaient d'un seul coup d'un seul lumineuses. Jacky et moi avions en somme été sacrifiés pour que la femme du père puisse lui donner deux enfants la maison étant trop petite nous étions de trop ce qui explique notre situation. Si la maison avait été faite avec un nombre de pièce suffisante, il y aurait eu de la place pour tout le monde, les familles avec quatre ou cinq enfants ne sont pas rares. Non nous avions déjà été sacrifiés avant même que la maison ne soit bâtie. Avant de nous séparer le père réitéra son invitation pour que je vienne voir mes deux soeurs.  En aucun cas ces gamines ne sauraient être mes soeurs pensais-je instantanément, je dis au père que je  passerais un coup de téléphone lorsque je serais près pour venir à Fromont. Avant de nous séparer le père me proposa de me ramener, je déclinais son offre. J'étais heureux sur le chemin du retour pas tant heureux d'avoir revu mon père mais heureux d'en avoir fini avec lui pour le moment, intérieurement je me traitais de tout les noms d'oiseaux possible et immaginable pour avoir repris contact avec lui ce qui est sûr c'est qu'il ne m'a pas convaincu. Je rentrais sur ce aux Sillages, je m'installais devant la télévision jusqu'en début de soirée. Je commis sans doute le pire en écrivant au grand-père sur les propos que le père m'avait tenu, en somme je lui demandais des explications, je ne reçu jamais de réponse. La vie aux Sillages continuait son cours, je travaillais toujours avec l'éducateur technique. Le temps ayant un peu passé les garçons qui travaillaient chez un employeur partirent des Sillages. Leur places ne restèrent pas  longtemps vacantes, quelques jours après leurs départ d'autres garçons prirent le relais.

Publié dans Gay - Lesbien

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