Pas gai, pas gay. La séparation avec les Morel, pas si facile.

Publié le par Taddy

Pourtant la rupture avec les Morel ne se fit pas si brutalement et en tout cas pas si facilement, je devais garder longtemps une angoisse, l'angoisse du dimanche soir. Chaque dimanche soir, j'étais pris par une indicible angoisse, j'avais le coeur qui se serrais sans que je puisse en justifier la raison. Un jour ou j'avais le coeur contracté, je fis un effort de mémoire pour tenter de découvrir qu'elle en était la cause. J'en déduisis qu'effectivement étant chez les Morel lorsque j'allais passer la journée du dimanche chez les grands-parents et que l'heure du retour approchais je développais cette angoisse. je mis longtemps  avant de m'apercevoir de quoi il s'agissais en tout cas pas avant la trentaine et il me fallu longtemps pour me raisonner lorsque sentant arriver l'angoisse pour me dire que tout cela était idiot et n'avait plus aucune raisons d'être.  Au jour ou j'écris ces lignes il m'arrive certain dimanche soir d'y penser mais cela ne m'angoisse plus mais j'y pense donc je n'en suis pas tout à fait débarrassé. Le lundi suivant, j'allais travailler chez l'éducateur technique du foyer, travailler est un bien vaste mot,   il s'agissait surtout de ne pas nous laisser oisifs. L'éducateur nous fit faire des dessous de plats en marqueterie ou encore nous fit tondre les nombreuses pelouse du foyer des sillages. Nous avions une certaine liberté aux Sillages, nous n'étions pas astreint à être présent dans le foyer tout le temps, pourvus que les horaires soient respectés il n'y avait aucun problème, nanti de mon vélo, je ne me gênais pas pour en profiter. Je me promenais un peu partout dans la région. Un jour au cours de l'une de ces promenades je tombais de vélo, ma roue avant était complète voilée pour ne pas dire en huit, elle était complètement inutilisable et en aucun cas réparable, je n'avais d'ailleurspas les moyens financiers. J'avisais un peu plus loin un bâtiment d'habitation, je pensais que je pourrais peut-être y trouver un vélo et faire l'échange standard de ma roue. Sans hésiter un seul instant je me dirigeais vers le sous-sol et  divine surprise il n'y avait qu'un seul vélo et de bonne taille, sans me poser la moindre question, je mettais mon projet à exécution. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire la roue du vélo se retrouva sur le mien, je ne traînais pas aussitôt je m'en allait. quelqu'un me cria d'une fenêtre du bâtiment  hé! toi là bas viens voir un peu ici. Bien entendu je n'obéis pas à cette injonction, c'eut plutôt le don de me donner des ailes, je détalais au plus vite. Arrivé aus Sillages, j'examinais attentivement ma nouvelle roue, le dessin gravé sur le tour de la jante était différent. Dans cette affaire je n'eus qu'un tord celui de me vanter de mon exploit à un camarade, bien évidemment mes propos furent rapportés à l'éducateur qui profita un jour d'une explication tout à fait en dehors de ce propos pour m'en glisser quelques mots je m'empressais de démentir cette accusation, les choses en restèrent là.

Publié dans Gay - Lesbien

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