Pas gai, pas gay. L'arrivée au foyer du Sillage.

Publié le par Taddy

C'était bien là l'essentiel, je n'étais pas placé dans une famille. Pour aller au lycée je passais à chaque fois par Bellerues,  je n'avais jamais remarqué qu'il y avait dans ce village un foyer. Lors de mon passage suivant, je cherchais où pouvais bien se trouver ce foyer, je n'eu pas trop de mal à le situer, l'endroit me semblait tout à fait correct. Ayant vu ce qui m'attendais, je vécu mes derniers jours chez les Lavin sereinement.  Il subsistais  toutefois dans mon esprit  une inquiétude comment les choses allaient-elles se passer une fois à l'intérieur, je m'imaginais un tas de choses plutôt noires dans l'ensemble. Le jour du départ sonna, c'était en fin d'après-midi on chargea mes affaires dans l'Ami huit Renault bordeaux et sans scènes d'adieux émouvantes la mère Lavin pris la direction de Bellerues. Arrivé dans le village, c'est moi qui lui dit où se trouvait le foyer, elle en fut toute surprise. Je lui dit que passant par là pour aller au lycée, j'étais allé voir où  ainsi elle pu constater que mon départ de la maison ne me chagrinais pas outre mesure,  tous le monde était content de se quitter, je fis attention que mon sentiment ne fut pas trop visible, par correction élémentaire. Nous déchargeâmes mes affaires sur le trottoir devant  le premier petit bâtiment, déjà quelqu'un se dirigeait vers nous, j'étais attendu. Je fus  reçu par un éducateur qui lui aussi appelait Jean-Claude, les adieux avec la mère Lavin furent réduit à sa plus simple expression, une bise, elle me souhaita bonne chance et s'en reparti vers ses pénates. Un nouveau monde s'ouvrait à moi, j'avais tout à apprendre de ces règles. J'avais toutefois quelques craintes celle du dortoir collectif, celui du lycée de La Rochette m'avait amplement suffit bien que sympathique à certains égard. Le foyer du Sillage présentait bien sous la forme de six petits bâtiments dispersés sur un terrain rempli de verdure, Jean-Claude me conduisit jusqu'au bâtiment le plus éloigné de l'entrée. Une chose très importante dans ce foyer pas de clôture, pas de portail d'un coté le village de Bellerues avec tout près M...., avec tout autour des champs et des bois, Je m'étais imaginé tout un tas de contraintes hors cela ne semblait pas être le cas, mais j'attendais  la suite pour me faire une opinion définitive. Je fus introduis dans le bâtiment portant le nom de groupe Apouja. Ce nom d'Apoja est un sigle dont je n'est jamais pu mémoriser la signification. Jean-Claude m'aida à porter mes affaires, à l'entrée du bâtiment sous un abris se trouvait  quelques vélos, j'y rangeais le mien. L'entrée du groupe donnait directement sur une cuisine, lors de mon arrivée, les pensionnaires étaient déjà à table, Jean-Claude alla vers un garçon attablé, il lui demanda de me mettre un couvert et d'aller à la cuisine me chercher une part. Je constatais qu'il y avait un garçon de service, Jean-claude m'expliqua que c'était chacun sa semaine de mettre la table, d'aller chercher les plats, et de faire la vaisselle enfin donner un coup de balai dans la salle à manger après le repas. Il m'expliqua aussi que la tradition voulait que le nouvel arrivant la semaine suivant son arrivé c'était lui qui était de service avec un autre, je savais ce qui m'attendais la semaine prochaine, je ne pourrais pas y échapper. En fait c'était deux garçons qui étaient de service apparemment les choses se passaient plutôt bien et ne duraient guère de temps, la vaisselle était rondement menée chacun se débarrassait de son service le plus rapidement possible. Durant ce premier repas j'étais dans mes petits souliers, je regardais ce qu'il se passait autour de moi j'écoutais les conversations mais n'y participais pas. Je fis et refit les comptes mentalement moi y compris nous étions douze garçons, d'après les conversations je pus tout de suite savoir qu'un tel était encore à l'école ou que l'autre dont je ne savais pas encore mettre un nom était en apprentissage chez un patron ou encore qu'un tel venais de rentrer dans une entreprise. Je ne peux pas dire que tout le monde me plaisait, mais il étaient une minorité et de toute façon ils n'étaient pas là pour me plaire, d'ailleurs l'un des plus antipathique à mes yeux parlais de son départ pour le mois suivant. Le repas terminé, Jean-claude revint vers moi et m'invita à le suivre pour faire le tour du bâtiment. Ce n'est pas la peine que je te présente de rez-de-chaussée sinon ici au pied des escaliers le bureau, je le partage avec Christian le chef éducateur, aujourd'hui il n'est pas de service, cette annonce ne m'emballa pas vraiment, il allait encore falloir faire la connaissance d'un autre personnage et qui plus est chef éducateur. D'après la dénomination, je ne pourrais qu'avoir des problèmes  avec lui mais il ne faut pas toujours préjuger de l'avenir.

Publié dans Gay - Lesbien

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