Pas gai, pas gay. Taddy a enfin GAGNE, c'est le foyer.

Publié le par Taddy

Je pensais très rapidement au labo photo du foyer rural de Moissy où je pourrais être relativement au chaud en tout cas tranquille et innaperçu, je mis mon plan à éxécution pour ce faire, je dù escalader la grille d'entrée. Je m'installais pour manger, une fois restauré, je ne tardais pas à m'endormir. Je commis  l'erreur de ne pas éteindre la lampe rouge utile dans tout labo photo. Plus tard dans la soirée le curé du village habitant à l'étage de cette maison rentrant chez lui aperçu sous la porte la raie de lumière rouge, pensant que quelqu'un avait oublié de l'éteindre  il entra dans le local quelle ne fut pas sa surprise de m'y trouver allongé à même le sol dormant comme un bien heureux. Il me réveilla et me demanda ce que je faisais là, ça devenait une habitude. Comme au gendarme le matin même je bredouillais je ne sais quelle explication et comme le gendarme, le curé me dit qu'il ne fallait pas que je reste ici. Cette fois  je n'eu pas la grille à escalader  comme pour entrer, le curé l'avait laissé ouverte. Je dù à nouveau me mettre en quête d'un endroit pour dormir, j'étais extrêmement fatigué, le sort s'acharnait sur moi, je me faisait déloger de chaque endroit où je me trouvais. Trois choix se présentaient à moi, dormir à la belle étoile dans un bois avoisinant, il faisait trop froid je ne retins pas cette idée. Rentrer chez les Lavin, c'était possible mais hors de question pour des raisons évidentes. Enfin il me restait la solution de rejoindre mon sac d'école dans l'appentis à foin, ce me semblais être la moins mauvaise idée. Je mettais une fois de plus mon projet à exécution. J'eu conscience de commettre une erreur, mais je ne me fis pas de bile pour autant, je rangeais mon vélo à sa place habituelle. Les chiens de la maison se mirent à japper quelques secondes,  faisant le moins de bruit possible, je grimpais à l'échelle conduisant à l'appentis à foin et m'installais pour la nuit, fatigue aidant je m'endormit sans plus de cérémonies. Je fus réveillé par du bruit, instantanément je retrouvais mes esprits et constatais qu'il faisait déjà jour, par un interstice du plancher, je pus voir l'un des frères Nicholas prenant son vélo pour aller à l'école, n'ayant pas de montre, cela me renseignais sur l'heure qu'il pouvait être. Je décidais de ne pas bouger avant que tout le monde ne soit parti à ses occupations afin de ne pas faire une mauvaise rencontre. Quant je jugeais le moment opportun, je descendais de mon perchoir et m'éclipsais le plus discrètement possible tout en sachant que je pouvais être vu par la mère Lavin depuis les fenêtres de la maison. Ayant passé cette fois une nuit réparatrice j'eu plus d'énergie pour me promener le reste de la journée. Enfin à l'heure où normalement je devais rentrer à la maison, j'arrivais sans retard. La mère Lavin me fit une réflexion que je fis semblant de ne pas comprendre bien évidemment, elle me dit  "tiens tu as encore de la paille dans les cheveux". Comment aurait-elle su, qui lui a dit? une foule de questions se bousculaient dans mon esprit,  je décidais de ne pas réagir, j'aurais peut-être mieux fait pourtant de lui dire, je n'en fis rien. En attendant l'heure du repas j'allais m'enfermer dans ma chambre, en fait je guettais les bruits de la maison, j'entendis le père Lavin rentrer de son travail, il était jardinier au château de Vaux. La mère Lavin appela tout le monde pour passer à table, je savais qu'il allait se passer quelque chose, je ne savais pas quoi, j'étais sur mes gardes. Le père Lavin m'attendais au pied des escaliers, arrivé à sa hauteur je l'embrassais comme à l'accoutumée pour lui dire bonjour, il me dit: "tu était où durant ces trois dernier jours?" je blêmis sans doute un peu et répendis que j'étais au lycée, je ne sais pas si j'eu le temps de terminer ma phrase, je reçus une gifle magistrale, je restais hébété quelques secondes, je n'avais jamais reçu une telle gifle. Avant d'en terminer avec moi il me dit que cette fois je n'allais pas rester ici qu'il ne voulait plus me garder. Dans mon esprit je faisait le fanfaron, seulement dans mon esprit, je ne voulais pas provoquer davantage. Peut-être que cette fois j'allais obtenir ce que je désirais depuis des années à savoir ne plus être placé dans une famille mais dans un foyer avec des jeunes de mon âge. Pour le moment le plus important était de ne pas recevoir une autre gifle. Depuis cet  événement mon séjour chez les Lavin dura encore un mois, les choses tardèrent tellement à bouger que j'en étais arrivé à douter de mon prochain départ. Un samedi matin un monsieur vint à la maison, ce n'était pas la première fois qu'il venait, quant il venait, il était traité comme s'il était un ami de la famille voila pourquoi je ne m'étais méfié. Pourtant j'aurais du le reconnaître, il m'avait déjà été présenté quelques années  auparavant l'ors d'une réception au foyer de la rue Saint L....., à M...., à l'occasion des félicitations et remise de cadeaux aux nouveaux détenteurs du certificat d'étude.  La mère Lavin me le présenta, Elie je te présente Jean-Claude  un éducateur de la DDASS, il est venu pour voir ce qu'il va faire de toi, comme on te l'a dit tu ne vas pas rester ici, tu n'es décidément pas assez raisonnable. Je regardais ce Jean-Claude que l'on venait de me présenter. La mère Lvin, lui expliqua dans le menu ce pourquoi elle l'avait fait venir, Jean-Claude me toisa sévèrement du regard, je ne sais pas pourquoi il ne m'intimidait pas du tout. Secrètement, j'espérais qu'il me placerais dans le même foyer que Jacky que je n'avais pas revu depuis pas mal de temps. Le pire qu'il eu pu me faire c'eut été de me remettre dans une famille, ma désillusion avait été plus qu'amère lors de mon placement chez les Lavin, j'espérais que l'éducateur aurait conscience de cette erreur et qu'il ne saurait la commettre à nouveau. L'éducateur reparti de chez les Larue sans avoir apporté de solution, peut-être était-il venu dans l'espoir d'infléchir la décision des Lavin dans lequel cas il reparti bredouille ou tout simplement afin de me jauger qu'elle opinion avait-il de moi, je n'en sais rien de toute façon cela m'est parfaitement indifférent pourvu qu'il me trouve une solution convenable. Je ne revis pas Jean-Claude, c'est par courrier que fut notifiés aux Lavin qu'ils devaient me conduire à telle date au foyer des Longs Réages à Rubelles. Je n'étais pas satisfait à cent pour cent par cette décision, je comptais tellement me retrouver avec Jacky mais j'avais  gagné.

Publié dans Gay - Lesbien

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