Pas gai, pas gay. Encore une fugue.

Publié le par Taddy

Souvent la mère Lavin se plaisait à me dire qu'il y à deux Taddy en toi celui qui est charmant toujours prêt à rendre service et l'autre sournois toujours en quête pour faire des bêtises. Quant au père Lavin je le trouvais complètement nonchalant, il semblait subir les vouloir de sa femme en bref je lui trouvais peu de caractère, je me trompais sans doute lourdement, la suite me le démontrera. Les beaux jours arrivant  je pus me rendre au collège chaque lundis en vélo, le voyage Vaux Le collège n'étant pas spécialement court j'avais tout le temps pour gamberger je remuais dans ma tête tout un tas d'histoires, je pensais au collège où je ennuyais à mourir, je pensais aussi que ce vélo était un très bon moyen d'évasion et qu'il faudrait qu'un jour j'en profite.  Cette idée fit son chemin dans mon esprit, tant et si bien qu'un lundi matin au lieu de mettre le cap sur le collège, je mis les voiles destination promenade autrement dit, école buissonnière. Au mois de mai cette semaine là il n'y avait que trois jours de travail à l'occasion d'un des ponts ils sont légions en cette période. Ce matin là je partis direction M...., mais bien vite je m'arrêtais et attendit dans un coin de campagne que tout le monde soit parti de la maison pour aller planquer mon sac d'école dans un coin de remise, il y en avait deux, ce n'était pas les cachettes qui manquaient. J'attendis huit heures et quart pour venir rôder autour de la maison et cacher mon sac dans le foin dans le grenier d'une remise. Ainsi je ne serais pas embarrassé par mon sac, la liberté était à moi. Je roulais tranquillement et pris la direction du nord de la Seine et Marne, dans ce secteur j'avais peu de chance de faire des rencontres indésirables. c'est dans cette région que je roulais toute la journée. Pour finir je trouvais que ma fugue de chez les Morel était largement plus confortable car il me fallais maintenant pédaler et que finalement c'était fatiguant, de surcroît je n'avais pas d'argent en poche, donc pas question de s'arrêter dans un quelconque café pour me restaurer et de jouer au flipper comme je l'avais fait l'ors de ma précédente fugue. J'allais en somme sans but, ne connaissant pas le nord de la Seine et Marne. Il allait bien falloir que je m'arrête pour dormir, la nuit commençait à venir, je me mis en quête d'un endroit propice. Comme chaque endroit où j'aurais pu dormir ne me semblais pas assez bien la nuit finie par être bien noire, je roulais toujours et n'avais encore pas d'endroit pour me reposer, cette fois on ne voyais plus rien je me guidais avec la faible lueur de mon phare et les phares des voitures circulant sur cette route. A bout de fatigue, je dus pourtant bien me résoudre à m'arrêter au premier endroit me semblant correct pour dormir, je m'écartais de quelques mètres de la route et m'endormi rapidement. Je fus réveillé dans la nuit par le bruit et les phares des voitures mais aussi par la fraîcheur, je n'avais rien pour me couvrir. Au petit matin j'eu une frayeur carabinée, je sentais que l'on me secouais, aussi tôt je me redresse et qu'elle n'est pas ma surprise de me retrouver nez à nez avec un gendarme, bien que l'esprit encore embrumé par le sommeil et la fatigue excessive de la veille mal réparée mon esprit ne fis qu'un tour et pensais immédiatement que cette fois je n'étais pas allé loin tellement dans mon esprit il était clair que j'allais être arrêté et conduit à la brigade la plus proche. Le gendarme me demanda bien évidemment ce que je faisait là, je ne sais pas ce que je lui bredouilla, l'ai-je convaincu ou n'avait-il pas envi de s'occuper de mon cas, je n'en sais rien . Il fini par me dire qu'il ne fallait pas que je reste là. Le gendarme rejoignit son estafette et parti. Je restais debout sur place un moment complètement éberlué par ce qu'il venait de m'arriver, je m'en sortais bien, je n'avais rien fait pour pourtant pour qu'il en soit ainsi. Remis de ma surprise j'enfourchais mon vélo et détalais comme un lapin, bifurquant sur la première petite  route venue des fois que le gendarme ne change d'avis et vienne à nouveau à ma rencontre. En se début de matinée je me perdis un peu du fait d'avoir pris des petites routes. Je rejoignis la région de M...., où je serais plus à l'aise pour me diriger, par les chemins détournés que j'utilisais cela me pris pas mal de temps. La journée passa tant bien que mal, je n'avais toujours pas mangé, cette fois la faim se faisait très insistante, il fallait que je trouve une solution. En début de soirée, je me retrouvais à Moissy où il y avait une coop, de temps en temps j'allais y faire des courses pour les Larue, il n'était pas rare de faire marquer  le montant des achats,  pour le moment, la solution consistait à aller chercher à manger et à faire marquer le montant de mes achats ce qui fut dit fut fait sans aucun problème. Maintenant il fallait que je m'installe quelque part et que je trouve quelque chose pour dormir.

Publié dans Gay - Lesbien

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