Pas gai, pas gay. La fin des visites familliales.

Publié le par Taddy

Le vélo que la tante Nisou m'avait offert pour mon certificat d'étude commençait à donner des signes évidents de fatigue, c'est sur ce vélo que je fis mes premières armes sur deux roues les nombreuses chutes que j'ai pris ne lui on pas franchement réussi. Devant le délabrement  de ma bicyclette, la mère Lavin m'obtint auprès de la DDASS un bon pour aller chez un concessionnaire agréé  chercher un vélo neuf, elle entreprit cette démarche sans rien me dire. Je fus mis devant le fait accompli. Un samedi matin la mère Lavin me demande de venir avec eux pour faire les courses à M...., c'est ainsi que je fus conduit chez le marchand de vélo, en me demandant bien ce que l'on me voulais. Je reparti direction Vaux avec mon vélo flambant neuf. Un jour, je mis à profit ce vélo pour aller à Fontaine la Forêt, avant de partir de Vaux, j'annonçais mon intention à la mère Lavin. Je reçu en somme son aval car bien qu'elle ne me répondit pas elle n'émit pas d'objection, qui ne dit mot consent. Je me rendit chez le grand-père. C'était la première fois que je me rendais chez lui depuis que j'avais repeint sa cuisine et surtout depuis que j'avais prélevé moi même mon salaire dans son portefeuille. Je reçu un accueil glacial, je ne restais pas sur le pas de la porte mais peu s'en fallu, je parlais un peu de moi, mais comme j'étais le seul à parler j'eu vite fait d'avoir débité mon chapelet, ensuite un silence embarrassé s'installa, je compris que le grand-père ne voulais pas me parler, je me trouvais comme un imbécile devant lui à ne plus savoir quoi dire, je mis un terme rapide à ma visite. Avant que je ne prenne définitivement congé il me dit que ce n'était pas la peine que j'aille voir la tante Nisou car elle était parti en voyage. Je n'étais pas obligé de le croire, vu la réception dont je venais d'être l'objet il eu pu me dire cela pour m'éloigner un peu plus volontairement. Le grand-père m'aillant dit cela, cela aiguisa ma curiosité, je me rendit chez la tante Nisou comme il fallait bien s'en douter, je me trouvais bien déçu devant sa porte close, effectivement elle n'était pas là je comptais trouver auprès d'elle un peu plus de chaleur que chez le grand-père, je me cassais le nez. Par nostalgie du temps passé hé oui déjà, je soulevais le tapis où la tante glissais la clé mais depuis que je lui avais joué des tours elle avait renoncée à cette pratique, à moins que la clé ne fut caché ailleurs sur le palier, je me mis à explorer les coins et les recoins, je ne trouvais pas la clé. Durant la recherche de cette clé mes pas me conduisirent vers le grenier. La dernière fois que j'y suis monté c'est lorsque la mère Morel m'envoya chercher le jeu que j'avais acheté avec de l'argent volé. Dans le grenier je ne trouvais rien qui m'intéressa particulièrement, mais je satisfaisais ma manie de fouiller un peu partout là où j'allais. Au bout de cinq ou dix minutes alors que j'étais encore dans le grenier, j'entendis du bruit sur le palier de la tante, je me dirigeais vers la porte tout doucement pour ne pas faire grincer le plancher, toujours sans faire de bruit j'entrouvris la porte juste à temps pour voir le grand-père qui était venu voir si j'étais dans les parages, il rebroussais chemin. Je n'étais pas mécontent du tour que je venais de lui jouer. Par contre je me fis une frayeur en pensant à mon vélo qui était garé à coté de la porte d'entrée. Je me rassurais bien vite en me disant qu'il ne pouvais pas connaître ce vélo vu qu'il n'y avait que quelques jours que je l'avais à moins qu'il m'aille vu partir avec après ma visite chez lui, d'autre part les fils du voisin du bas avaient eux aussi souvent des vélos neufs qu'ils garaient là où j'avais mis le mien. J'attendit bien dix minutes avant de redescendre de mon perchoir, sans demander mon reste je décampais par la route de forêt non loin de là. J'étais amère, je venais de me faire jeter par le grand-père et la tante Nisou chez qui j'aurais peut-être pu trouver un peu de chaleur n'était pas là. J'arrivais à Vaux un peu taciturne, la Mère Lavin me demanda si mon voyage à Fontaine la Forêt c'était bien passé, un peu comme si elle se doutais de quelque chose, je gardais pour moi la façon dont venais de se passer ma visite, je ne remis plus jamais les pieds chez le grand-père et encore moins chez la tante Nisou en tout cas à Fontaine la Forêt.

Publié dans Gay - Lesbien

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