Pas gai, pas gay. Nisou c'est comme la grand-mère.

Publié le par Taddy

Toutefois la tante une fois arrivé me dit tu sais Taddy,  Madame Morel ne va pas te priver de dessert, te priver de ceci ou de  cela tu n'es plus un petit enfant, ça n'à plus de sens, maintenant tu  dois être raisonnable reprendre tes études, bien travailler et les choses se tasseront toutes seules.  Sur ces bonnes  paroles la tante s'en fut dans son foyer, je craignais qu'une fois la tante Nisou partie que l'affaire revienne sur le tapis,  il n'en fut rien, c'était la politique du silence sur mes exploits, quant le père Morel rentra ce  fut la même chose. Tout le monde semblait d'accord non pas pour me pardonner mais pour se taire. Moi je n'étais pas d'accord mais alors pas du tout. Hé bien non je ne cesserais pas de faire des bêtises voilà ce que dans mon  fort intérieur je décidais puisque l'on m'avait ramené chez les Morel. Pour le moment je ne savais pas ce que j'allais faire ni comment j'allais le faire en attendant je me tenais  tranquille, c'était reculer pour mieux sauter.  La vie repris ses droits, je repris le chemin du lycée, je fus interrogé par le professeur d'atelier, je me demande bien de quel droit, si j'avais eu le sens de la répartie je lui aurais dit qu'il n'avait qu'à  lire les journaux, dommage je n'y ai pas pensé. Avant ces événements, je passais souvent chez la tante Nisou pour lui dire un petit bonjour cela me faisais un petit contact avec la famille,  cela me réchauffais un peu le coeur lorsque je ne me sentais pas bien chez la mère Morel,  je mis un terme à ces visites j'avais honte  il faut bien que je le reconnaisse de retourner chez la tante que j'avais volé, voler la mère Morel ne me gênait pas autrement, voler ma tante que j'aimais énormément,elle était l'équivalent de ma regrettée grand-mère, là j'avais dépassé les bornes je m'auto-punissais en m'interdisant de visites. La vie roula ainsi quelques semaines, je me faisais oublier peut-être que je n'y serais jamais retourné si ces quelques semaines passées ce fut la tante Nisou  qui vint prendre de mes nouvelles chez la mère Morel. Rien d'extraordinaire ne s'était produit, elle termina sa visite en m'invitant à manger pour le dimanche suivant, elle ajouta avant de partir qu'elle ne m'avait jamais interdit de venir lui rendre visite comme je le faisais avant, que sa porte n'était pas fermée pour moi et que je  ne devais pas changer mes habitudes. J'étais exalté  par cette déclaration qui me faisait chaud au coeur,  mais j'étais gêné  vis à  vis de la Mère Morel qui ne connaissait pas ces visites impromptues que je rendais chez ma tante Nisou, cela ne là regardais pas. La mère Morel ne me fit pas d'observation sur le sujet, là je vais présumer de la mère Morel car ce n'est pas l'envie qui due lui manquer. Malgrés l'invitation je n'étais pas vraiment pressé que le dimanche arriva, je devais encore "affronter" l'oncle Bertrand comment allait-il me recevoir. Rien, il ne se passa rien je fus reçu tout à fait  normalement aucun reproche  ne me fut fait,  "l'affaire" ne devait pas revenir sur le tapis,  je redoutais le marasme, tout alla pour  le mieux,  le marasme  était en  fait dans ma  tête. Je laissais passer le temps mais j'allais encore me  distinguer.

Publié dans Gay - Lesbien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article