Pas gai, pas gay. La prison encore.

Publié le par Taddy

Tiens c'est l'heure de mon train pour aller au lycée  ou encore les copains ne vont  pas tarder à  sortir de cours   pour rentrer chez eux,  moi je suis déjà arrivé. Puis chaque soir le gardien avec sa barre de fer  un peu comme s'il venait sonner le glas venait taper sur les barreaux de la fenêtre de la cellule pour entendre si  je n'avais pas commencé  a en cisailler un pour me sauver.  Tout un tas de choses que l'on accompli tous les jours sans même y penser prennent une toute autre dimension en prison.  Le soir  les gardiens ouvraient toutes  les  portes des cellules de façon à ce que chaque prisonnier puisse sortir sa chaise avec  dessus ses  effets de la journée des fois qu'il lui passe en tête l'idée de s'évader, à poil évidemment ça complique les choses. Le seau hygiénique,  même en prison il  faut bien faire ses besoins pourtant l'on voudrait bien que tout s'arrête sauf le  temps bien entendu. Ce fut  une  semaine  exaltante  vous l'aviez compris.  Un chose m'avais beaucoup frappé  lors de  mon séjour à la maison d'arrêt de M...., la  tristesse des matons, je les trouvais gris sans dynamisme engoncé  dans leur règlement et leurs uniformes. De tout mon séjour je n'eu aucun contact avec des co-détenus, un matin je fus appelé après la promenade pour aller prendre une douche, il y avait un peu comme à la colonie de vacance en  Mayenne une grande salle avec des caillebotis sur le sol et des pommes de douches au plafond.   Des détenus  étaient  en  train  de  se  doucher,  je commençais  à ne pas me sentir à  l'aise pensant que je devrais me doucher avec eux, ils auraient certainement vu mon hydrocèle c'est ainsi que s'appelle l'infirmité dont j'étais atteint. Fort heureusement pour moi, il y avait là  aussi trois ou quatre  cabines de douche individuelles,  le gardien qui me conduisait m'indiqua une cabine encore une  fois je m'en  sortais bien.  Un midi alors que rien ne le laissait prévoir le  gardien qui suivait la distribution des repas m'annonça qu'après avoir mangé je devais préparer mes affaires, je ne sais pas si le gardien avait une tête sympatique ou pas mais je l'aurais volontier embrassé  tellement j'étais content.  J'attendais que l'on vienne me chercher, le repas était distribué à onze heure et demi, on ne vint me chercher que vers trois heure de l'après-midi je trouvais ces dernières heures interminables, je me demandais d'ailleurs si le gardien ne s'était pas trompé.

Publié dans Gay - Lesbien

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