Pas gai, pas gay. Les conneries ça continue.

Publié le par Taddy

C'était sans compter sur mon imagination,  je m'étais aperçu que  lorsque la porte  était fermée je pouvais faire dépasser le pêne à droite de la serrure ainsi je pouvais l'attraper avec mes doigts et compléter l'ouverture quant bon me semblerais. Même sans avoir l'intention de sortir je plaçais le pêne dans cette position tous les jours, une sorte de fronde en somme.  Je poursuivis par la suite mes sorties nocturnes sans toutefois me refaire épingler. Au cours de l'une de ces sorties, je me rendit dans le  jardin voisin qui  était  celui  du  propriétaire  de  la  maison  où j'habitais avec les Morel, j'espérais  que dans sa grange  j'y trouverais  de  l'argent ce monsieur  vendais des légumes.  J'en  fut pour  mes frais,  je ne trouvais pas de sous, le plateau qui lui servait de caisse était rigoureusement  vide. Par compte je fouillais la grange consciencieusement, je ne trouvais rien qui vallait le détour sinon une boîte d'allumette. Je ne pus m'empêcher de jouer avec bien entendu, je fis brûler un morceau de plastique, je ne brûlais pas que le plastique mon index gauche aussi,  je  n'explique pas l'effet que produit  du  plastique  en  fusion  et  en  feu, j'ai toujours la cicatrice. J'avais   été  puni par moi même. Le  tout maintenant consistait à ce que la  mère  Morel ne s'aperçoive de rien, j'y parvint assez bien.  Je  terminais  l'année  scolaire  en beauté, j'avais décroché  tout de même mon  certificat  d'étude, comme promis, la tante Nisou m'acheta un vélo. C'est Jacky qui lors d'une de ses visites à la  famille au grand dam  pour son vélo m'apprit à monter  dessus (ça me fait penser à une chanson de Bénabar) sauf que moi à plus de douze ans, je ne savais pas monter à vèlo. Cette  année là  je  fis ma dernière colonie de vacances comme tous les ans j'attendis avec impatience la  lettre de la DDASS,  je profitais que la mère  Morel  était partie au toilettes dans la cour  pour fouiller dans  le courrier où je trouvais la lettre classée elle  était  arrivée quelques jours plus tôt et bien vite dissimulée.  La mère Morel ne m'avait  rien dit,  un peu plus tard sachant où se trouvait ce courrier je jetais un coup d'oeil rapide pour voir le lieu où j'allais aller et la date du départ.

Publié dans Gay - Lesbien

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