Pas gai, pas gay. La maladie et mon bien le plus précieux

Publié le par Taddy

Cette visite dura toute la matinée, il me restais donc toute l'après-midi pour pouvoir  me promener ailleurs.  Avec le temps je  me  dis que j'ai bien fait de pratiquer ainsi car sinon à  l'heure où j'écris ces lignes je n'aurais toujours  pas  visité le château  de Fontaine la Forêt ce qui est un comble, c'est tout de  même ma ville natale.  Ce que je fis à  l'école,  je le fis d'autant  plus au catéchisme cela ne m'intéressais guère. Avec une bande de copain nous avions un jour décidé de sécher le catéchisme, nous n'avons rien trouvé de plus malin que d'aller tandis que le curé faisait son cours poser des pétards dans la serrure du local où il officiait.  La semaine suivante nous  avons  été  reçu  comme il  se  doit,  il ne faisait aucun  doute que les pétards  de  la  semaine passée  c'était bien nous,  de  toute  façon  nous  n'avions  pas  de  mot  d'excuse. L'affaire des pétards se passa rapidement.  Je ne trouvais pas un grand intérêt pour l'instruction religieuse,  là seule  chose qui me réconciliais  avec  cette  institution  c'est  que je passais sous les fenêtre de  chez  la grand-mère qui  ne manquait pas de m'adresser un signe de la main la vie est parfois faite de petits riens. Je voyais de  sa fenêtre la grand-mère chaque mardi  midi moins le  quart  depuis  qu'elle  avait  déménagée  quant le grand-père  eu cesser  de travailler pour  l'entreprise de charbon. Ils avaient avant un grand appartement au  36,  rue de la Fontaine, ils se retrouvaient maintenant dans un deux  pièces mansardé avec des escaliers raides comme la  justice.  Autant le 36,  rue de la Fontaine évoque pour moi tout un univers un peu  merveilleux que ce nouvel appartement évoque pour moi la  peine, voir  le malheur. La grand-mère avait une santé de plus en plus  préoccupante, je me souviens de la voir tituber dans le couloir se dirigeant vers les toilettes,  elle ne put aller jusqu'au bout et se mit   vomir, elle commençait déjà  à s'affaisser lorsque  la  tante  Nisou  arriva  juste  à   temps pour l'empêcher  de  s'effondrer par terre.  Ainsi elle  se retrouva à l'hôpital  à demi paralysée, elle pu refaire surface et guéri plus ou  moins bien de sa  maladie. Au  bout de quelques  mois, elle pu sortir  de  l'hôpital et  reprendre une vie à   peu  près normale. C'est donc place de l'Octroie qu'habitaient les  grands-parents, je suis  persuadé  que  les  escaliers  raides  qui  menaient   à cet appartement ont achevés ma  grand-mère. D'autres personnes ont prétendus que si la grand-mère était tombée malade c'était de ma faute. La  chute  définitive de ma grand-mère eu lieu à  Pâques 1963  je suis venu ce jour là  comme chaque dimanche après la messe,  puis je suis ressorti avec la  tante Nisou pour aller faire quelques courses au marché . Quand nous sommes rentrés la grand-mère s'était  allongée sur son lit,  la tante  Nisou un peu rudement  lui dit mais  qu'est ce que tu  fais sur ton  lit, ce à quoi elle répondit qu'elle ne sentait plus ses jambes. Un médecin fut immédiatement appelé,  il  ordonna son transfère  immédiat  à l'hôpital.  La grand-mère ne devait plus jamais se relever de son lit,  elle  perdit  l'usage de ses jambes, l'usage  de  la  parole, il n'y eu plus de coordination de ses gestes, elle   émettait  des sons rauques pour se faire comprendre,  j'avais beaucoup de peine quant elle voulait me dire quelque chose et que je  ne comprenais pas, à  la fin je n'osais plus  lui faire répéter j'avais trop de peine de la voir diminuer ainsi.

Publié dans Gay - Lesbien

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