Le mois de colonie de vacances pris fin comme il avait commencé par un voyage en train de Quiberon à la gare Montparnasse à Paris, le parcours se fit de nuit, puis le reste du trajet en car jusqu'à la gare de M.... . Il se passa quelque chose de bizarre j'ai ce souvenir encore très présent dans ma mémoire, ce fut comme un fluide, une prémonition. Le car se rangea une fois arrivé à la gare de M..... , au travers de la vitre, je vis le groupe des parents venus chercher leurs enfants ou leur pensionnaires pour les parents nourriciers. Parmi cette petite foule mon regard fut accroché par une dame aux cheveux blancs, instinctivement je me dis que je n'aimerais pas être en pension chez une telle personne, de plus je la trouvais trop âgée et ho! sacrilège trop grosse. En une fraction de seconde je venais de faire l'analyse d'une personne sur un simple regard. Instantanément j'oubliais cette analyse absorbé que j'étais par la descente du car et la bousculade qui l'accompagnait, mes camarades étant pressés de retrouver leur parents naturels ou nourriciers curieusement moi d'ordinaire si turbulent je n'étais pas vraiment pressé de descendre. Au travers de la vitre je n'avais pas vu la Tatie de Grez sur Loing. Je savais qu'elle ne viendrait pas me rechercher mais secrètement j'espérais tout de même, mes espoirs furent vains.
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