Pas gai, pas gay. Le jus de pomme.

Publié le par Taddy

J'appris  des années plus tard que le fils adoptif des Germain  étant entré  dans la vie active  s'est tué  sur la  route entre Fontaine la Forêt et Grez en  deux roues. Ce fut je présume pour les Germain un rude coup, ils ne pouvaient pas avoir d'enfants, ils avaient fondés leurs espoirs sur leur fils adoptif et dans une moindre mesure sur des gamins de l'assistance comme ils disaient

Pour Jacky et moi, notre séjour à  Grez n'eut  rien  de  comparable  avec  notre séjour chez le père à   Fromont ou encore de cette satanée nourrice de Nangeville qui nous fit tant de misères. Quand je me faisais disputer  ou punir, la cause  était entendue, je n'avais qu'a  bien  me tenir un point c'est tout.  Nous  avons vécus   de bons moments à Grez, à commencer par  les visites de la  grand-mère tout les quinze jours, cela ne plaisait pas toujours  à la  nourrice  mais elle s'y pliait avec plus ou  moins bonne grâce elle ne fit jamais d'histoires. Un autre bon moment  fut quant Georges c'est à  dire le tonton de Grez  fit rentrer  des pommes pour faire le cidre.  J'étais ébahie par la quantité   de pommes qu'il fit rentrer environ  mille  trois  cent  kilos enfin quelque chose comme ça.  Nous dûmes attendre le pressoir plusieurs jours,  il était dans le village et allait  de  maisons en  maisons. Je craignais que le pressoir vienne pendant que nous étions à l'école. Enfin il arriva à la maison,  l'oncle Georges nous fit boire plusieurs verres  de jus de pomme frais  il s'est  faisait tancer  par Tatie parce qu'elle jugeait que nous en avions  eu assez et que  nous allions avoir le  ventre  dérangé,  il  n'en  fut  heureusement  rien. Ce merveilleux breuvage fut  mis en tonneaux et mis dans le  sous-sol,  la maison  ne disposant pas  d'une véritable cave. Quelques jours plus tard   Jacky et  moi  étions en mal de bêtises,  nous décidâmes d'ouvrir un fût et de boire du jus de pomme.  Furtivement nous entrâmes dans le sous sol, à  l'aide d'un morceau de tuyau d'arrosage je goûtais le  premier le jus de pomme. Je fus bien puni car je ne savais pas que le  jus de pomme avait changé  de goût, il s’était transformé en cidre,  je trouvais ce goût infect Jacky également.  Nous ne fûmes pas tentés  d'y retourner. Le tonneau fut rebouché, nous nous gardions  bien  de dire quoi  que ce  soit  à  la maison  sur notre  expédition.

Publié dans Gay - Lesbien

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