Pas gai, pas gay. Taddy décide l'impasse avec la famille.

Publié le par Taddy

Je ne cachais pas mes sentiments à l'éducateur, je lui expliquais que j'avais refait moi même ma chambre en peinture et papier peint  et que maintenant je me retrouvais dans une chambre dégueulasse. Je me promis bien cette fois en aucun cas de refaire cette chambre surtout que l'autre, je l'avais refait avec mes deniers. Chaque soir la table était archi pleine, des garçons plus ou moins fraîchement sorti des Sillages venaient manger, cela faisait davantage de vaisselle curieusement ces garçons étaient exemptés de vaisselle, en tout cas la question ne se posait même pas. En fait nous fûmes considérés comme des nouveaux et à cet égard je fus de service la semaine suivant mon arrivée avec un garçon venant du même groupe que moi, devant le volume de vaisselle, nous étions un peu amère d'autant plus que le repas avait tendance  à s'éterniser nous terminions notre service assez tard. Au bout  de quelques temps je me sentais très à l'aise, je ne songeais plus au changement de groupe qui m'avais tant affecté lorsque celui ci se produisit. La direction des Sillages réussi son opération de mutation en tout cas pour ce qui me concerne, dans le groupe des apprentis je n'eu de relations sexuelles avec aucun des garçons présents lors de notre arrivée ni avec ceux qui succédèrent aux anciens.  Peu de temps après notre arrivée  un nouvel éducateur fit son apparition, Gérard, avec ce type je n'eu pas spécialement d'atomes crochus, enfin nous cohabitions. Avec lui pas question de courber pour le versement du pécule et de la pension, c'était au centime près. Une des rares choses qui était bien avec lui comme le groupe disposait d'un billard à trois boules, Gérard qui était doué pour ce sport nous appris à y jouer, nous faisions un peu tout le monde des parties interminables, nous nous faisions régulièrement battre par l'éducateur lorsque nous jouions avec lui, mais nous faisions des progrès. Pour le moment ma vie était partagée par les Sillages et le travail. J'avais été déçu par les laboratoires pharmaceutiques, mais je tenais bon, j'avais changé d'affectation, j'avais mon petit secteur à moi composé d'une lignée de six alambics du plus gros au plus petit, je faisais même la garde le midi dans tout l'atelier cela consistait à surveiller les chaudrons remplis de liquides en ébullition, il ne fallait pas que l'ébullition s'arrête, mais il ne fallait pas que ça aille trop vite sous peine que le contenu déborde comme du lait. Dire qu'à l'époque j'avais considéré ce tour de garde comme une promotion, en tout cas c'était un gage de confiance. Mon salaire évoluait tranquillement à la hausse, mon tour de garde me rapportait un petit plus et je terminais la journée une demi-heure plus tôt.  Je réussi même à économiser un tout petit peu d'argent pour m'acheter un Solex héhé !!!, je faisais à ma façon la nique au grand-père et à l'oncle Jean-Pierre eux avaient le leur, je me prouvais à moi même que moi aussi, je pouvais m'en offrir un et en disposer cette fois à ma guise. Depuis ma visite frigorifiante chez le grand-père, je ne remis plus les pieds chez lui et pas davantage chez la tante Nisou, à son propos j'aurais l'occasion toutefois d'y revenir plus tard. Je ne voyais plus personne depuis mon expérience malheureuse chez le père et ma visite chez le grand-père, je décidais pour m'éviter ces déboires malheureux de faire l'impasse totale, cela finissait par me peser sur le moral, mais je tenais bon.

Publié dans Gay - Lesbien

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