pas gai, pas gay. l'embauche au laboratoire pharmaceutique.

Publié le par Taddy

Un monsieur complètement chauve vint au devant de moi et se présenta monsieur Ellen, chef du personnel si vous voulez bien me suivre. Il me conduisit jusqu'à son bureau, mes états de services ne furent pas longs à expliquer, il n'y avait pas si longtemps que j'étais entré dans la vie active. Par contre quant je lui donnais mon adresse aux Sillages je vis s'inscrire sur son visage une interrogation, C'est quoi les Sillages me dit-il je répétais les Sillages, j'eu du mal à lui expliquer la raison d'être de ce foyer sans me compromettre ou me faire passer pour un voyou. Je finis par m'en dépêtrer tant bien que mal, il fut convenu que j'embaucherais le lundi matin suivant. Je quittais enfin ce bureau avec soulagement d'en avoir terminé avec ce type et soulagement d'être embauché. De la sorte l'éducateur ne me retrouvera pas un travail dans la peinture ainsi se serait l'épilogue d'une orientation malheureuse dont je suis entièrement responsable. Je venais de me faire embaucher dans un laboratoire pharmaceutique situé tout près du centre ville de M.... . Je sorti de cet entretien le coeur léger j'étais plein d'espoir, en fait je n'étais pas mécontent du tour que je venais de jouer à l'éducateur, le lendemain après m'être fait mis à la porte de chez mon patron peintre, je retrouvais du travail par moi même. Ayant obtenu ce que je voulais je pu cette fois rentrer tranquillement aux Sillages, il ne me resterait qu'à expliquer à l'éducateur que je suis sorti sans son autorisation et que j'ai trouvé du travail. Restait à voir comment il allait apprécier ma désobéissance. J'arrivais aux Sillages juste pour le repas de midi, voulant battre le fer pendant qu'il était chaud, je croisais Christian dès mon arrivée, je lui dit ce matin j'ai trouvé du travail, je commence lundi prochain. La mine réjouie Christian me répondit oui je suis au courant, je fus un peu contrarié de m'être fait volé la primeur par le chef du personnel qui dès mon départ avait téléphoné aux Sillages pour aller aux renseignements. Quant à ma sortie non autorisée il n'en fut pas question, en fait je simplifiais le travail de l'éducateur qui n'eu pas besoin de prospecter les entreprises pour me trouver un job. Je craignais surtout qu'il me recase dans la peinture et ça je ne le voulais pas, c'eut été de nouveau la catastrophe. De ce fait, ma satisfaction était double, je me trouvais par moi même un travail et je rompais avec la peinture, je considérais cette fois que la rupture avec le passé était complète, ce ne fut pas là la moindre satisfaction. A cette époque de mon existence, je n'étais pas un exemple de propreté, je passais sous la douche quand vraiment cela était nécessaire, pourtant j'avais tout ce qu'il me fallait sous la main, je n'en abusais pas c'est tout. Je mis pourtant un point d'honneur la veille de mon embauche pour soigner tout particulièrement ma propreté allant jusqu'à me brosser  les ongles, je soignais aussi ma tenue vestimentaire, pensez donc, j'allais travailler dans un laboratoire pharmaceutique, à n'en pas douter, la propreté serait de mise, je voulais donc prendre un bon départ.

Publié dans Gay - Lesbien

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