Pas gai, pas gay. Taddy et la décision de se prendre en main.

Publié le par Taddy

Zéro franc et soixante cinq centimes voilà ce que je gagnais, je me mis en quelques sortes à faire le travail  buissonnier. Je profitais justement un jour de ce travail buissonnier pour aller me promener à Fontaine la Forêt je ne sais plus pour quelle raison j'y étais allé à pied  ni ce que je suis allé y faire, au pire j'ai dù aller rôder dans mes anciens quartiers, parce que bien que ne regrettant pas mon départ de chez les Morel, j'avais un peu la nostalgie de mes rues où je fis tant de bêtises. Ce qui est pour le moins curieux dans cette affaire c'est mon retour sur M.... . Je me postais sur la route de M.... à la sortie de Fontaine la Forêt au lieu-dit de la B.... .... et commençait à faire du stop. Quelle ne fut pas ma surprise de voir s'arrêter à quelques mètres de moi la voiture du père. Je fus pris par un curieux sentiment, je ne savais pas si je devais m'enfuir à l'opposé ou si je devais monter avec lui, la deuxième solution l'emporta, je me voyais mal en train de me sauver d'autant plus qu'il avait dù me reconnaître, je décidais de faire face à la situation. Je ne pu faire autrement que de l'embrasser, il me demanda très froidement ce que je faisait là, j'inventais une histoire de toute pièces que j'étais allé chercher du travail, je suis sur qu'il ne cru pas  mon histoire mais ça n'a pas d'importance. Il me demanda chez qui j'étais aller me présenter, comme je savais y avoir une entreprise de peinture dans la rue où j'habitais avant je n'eus pas de mal à lui répondre, je me sortais de cet imbroglio convenablement. J'osais lui demander à mon tour où il allait, il me répondit qu'il allait à la préfecture pour faire immatriculer une voiture. En fait ça ne m'intéressais pas beaucoup, je lui avait demandé cela pour rompre l'atmosphère glacée qui régnait entre nous deux, je ne trouvais pas d'autre sujet de conversation, nous nous étions déjà tout dit lors de mon dernier séjour à Fromont. Le voyage pris fin devant la préfecture, j'embrassais mon père une dernière fois et pris congé de lui avec un soulagement à peine dissimulé a l'heure où j'écris ces lignes ces lignes en 1994, je ne l'ai pas revu et je ne penses pas à moins concours de circonstance exceptionnelles ne jamais le revoir, mais la vie offre parfois de tel retournement de situations que l'on ne sais jamais, si cela devait un jour se produire c'est moi qui risque bien d'être glacial cette éventualité ne sera  de toute façon  que le fruit du hasard, je n'aurais rien fait pour la provoquer. Je sais d'autre part qu'aucune circonstance familliale ne pourra provoquer une rencontre puisque de famille de ce coté il n'y en à pas, le rejet étant bilatéral il n'y aucune raison pour qu'il en soit autrement. En 2004 je confirme qu'il n'y a pas eu de nouvelles rencontres et qu'il ny en aura pas mon père est décédé l'hiver 2003. Je retournais travailler après m'être fait copieusement engueulé  par l'éducateur à cause de mes absences au boulot, j'y retournais quelques jours encore et comme je ne voyais aucune amélioration pour ce qui était de mon traitement je recommençais. Chaque absence à mon travail était ponctué par une friction avec l'éducateur, il y eu comme une répétition de l'histoire le jour ou je quittais le lycée. Un jour l'éducateur me vit entrer dans le groupe, il bondit sur moi fort en colère il  me hurla tu as gagné, je viens de recevoir un coup de téléphone de monsieur Jton patron; tu n'es pas allé travailler encore aujourd'hui hé bien cette fois il ne veux plus de toi. Je me forçais pour garder un visage de circonstance mais au fond de moi j'avais envi de laisser éclater ma joie j'étais une fois de plus parvenu à mes fins, celui là a été moins coriace que les autres. L'éducateur termina son sermon en me disant maintenant tu connais la maison, je n'aurais donc pas besoin de t'emmener chez l'éducateur technique, je savais parfaitement ce que cela voulais dire. Par contre j'avais déjà pris ma décision demain matin, je n'irais pas chez l'éducateus technique mais partirais à la recherche d'un travail. Je n'en menais pas large le matin lorsque je sorti du groupe me dirigeant vers l'atelier de l'éducateur technique qui heureusement était en direction de la sortie. Au dernier moment, je bifurquais sur la gauche empruntant la route de sortie, le problème était que je restais encore visible depuis les fenêtre du groupe sur une centaine de mètres, le moyen que je trouvais le plus sûr pour ne pas me faire remarquer était d'aller d'un pas tranquille. C'était un peu risqué en se sens que Christian l'éducateur aurait pu prendre sa voiture, me rejoindre et me mener lui même chez l'éducateur, je ne parle pas bien sur de la Xieme explication que nous aurions eu, celle de la veille m'ayant largement suffit. Lorsqu'enfin je ne fus plus en vue du groupe, je détalais comme un lapin, en aucun cas je me suis retourné, ce n'était pourtant pas l'envie qui me manquais. J'avais déjà une petite idée sur l'endroit où j'allais aller me présenter, je ne me faisais toutefois pas trop d'illusion sur l'aboutissement de ma démarche. Je demandais un peu maladroitement à la réceptionniste de l'entreprise que j'étais venu solliciter si ils avaient besoin de quelqu'un, je fus tout surpris lorsque je m'entendis répondre qu'elle allait appeler le chef du personnel. Le chef du personnel ? me répétais-je intérieurement tout cela était tellement nouveau pour moi. Mon coeur se mit à battre comme un forcené lorsque la réceptionniste eu raccroché le combiné et qu'elle m'eu dit de m'asseoir un moment que le chef du personnel allait venir me chercher.

Publié dans Gay - Lesbien

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