Dimanche 24 octobre 2004
Je trouvais du travail ménager à faire chez une vieille dame du quartier, tout le monde savait que cette personne était pleine d'argent, c'était l'ancienne boulangère du quartier, là aussi sachant ou était son porte-monnaie, elle m'avait envoyé en course, j'avais vu où il se trouvait. profitant que la vieille dame se trouvait dans une autre pièce, j'explorais son porte monnaie, c'est cent francs qui prirent ainsi la clef des champs. Mon larcin je le fis le matin, je prétextais je ne sais quoi pour ne pas venir travailler l'après-midi, je comptais pouvoir profiter de mon vol tout l'après-midi. Vers deux heures, je parti de chez les Morel comme pour aller travailler, mais je n'y allais pas comme je l'avais prévu. Je me promenais dans les rues de Fontaine la Forêt à la recherche de ce que j'allais bien pouvoir m'offrir avec ce billet de cent francs. Je jetais mon dévolu sur un magasin de jouets en plein centre ville tout près de la grande surface, mon choix se porta sur une boîte de montage d'un poste de radio en kit. Je ne pouvais pas ramener cette boîte de jeu chez les Morel sans susciter des questions dans ce cas que dire, que c'était la vieille dame chez qui je faisais le ménage qui m'avait acheté cela, c'était peu plausible car il avait été convenu qu'elle me paierait quatre francs de l'heure ce qui pour l'époque était très bien payé. Je pouvais encore dire que la vieille dame m'avait payé et qu'avec l'argent j'avais acheté cette boîte de jeu, cela non plus ne collait pas car je me serais de toute façon fait engueulé parce que j'avais dépensé mon argent en bêtises ce qui aurait été tout à fait vrai. Non, je ne choisi aucune de ces deux possibilités. J'étais bien embarrassé, je ne savais pas quoi faire de cette boîte, je n'allais tout de même pas la jeter, j'en avais maintenant que je l'avais tellement envi qu'il était complètement idiot de mener cette idée à son terme. Il me vint une idée de génie enfin que je croyais comme telle, je décidais d'aller cacher mon trésor dans le grenier chez la tante Bisou que j'avais exploré plusieurs fois lors de mes expéditions antérieures. J'y avais découvert tout un tas de choses des livres d'étude de l'oncle Bertrand, des pages de devoirs enfin tout un tas d'affaires que l'on met dans un grenier des choses que l'on ne veux pas jeter mais que l'on ne veux pas et qui encombrent les placards ou armoires de l'appartement. je découvrit entre autres affaires des lettres, les lettres d'amour qu'écrivait l'oncle Bertrand à la tante Nisou une lettre d'amour ce n'est pas bien original sorti des tendres niaiseries il ne subsiste pas grand chose mais cela ne fait rien, l'essentiel c'est d'y croire et de vivre la vie au jour le jour, j'aurais l'occasion de revenir sur le couple que formaient l'oncle et la tante. A la lecture de ces lettres la seule chose que je retint fut le surnom qu'il donna à ma tante, toutes ses lettres commençaient par ma chère Nisou ou ma petite Nisou, je sais je sais c'est du voyeurisme. C'est parmi tout ce bric à brac que je cachais le fruit de mon larcin. L'esprit enfin libéré je rentrais à la maison, l'heure présumée où je devais rentrer comme si de rien n'était, c'est à dire vers dix sept heure s'avançait. En attendant le repas du soir, j'étais en train de m'occuper dans la cuisine sans doute avec un livre de bande dessinée, j'en lisais beaucoup. J'entendis la grille donnant sur la rue s'ouvrir, je me mis sur le pas de la porte de la cuisine pour voir qui arrivait. Mon coeur d'un seul coup se mit à battre la à tout rompre à la vue de la vieille dame venant voir la mère Morel. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle vienne ici , cela aurait été la première fois, donc il n'y avait pas de doute elle s'était aperçue que je lui avait volé de l'argent. Tout cela voltigea dans ma tête en deux ou trois secondes, un peu comme dans un rêve un peu comme au cinéma j'aurais voulu voir le film se mettre à tourner à l'envers. Mais non je ne rêvais pas, la vieille dame avançait toujours vers la porte de la maison. La mère Morel me demanda qui arrivait, je ne pu faire autrement que de lui dire que c'était madame Dupuis. Cette dame annonça sans plus de cérémonies ni de gêne qu'il lui manquait de l'argent dans son porte monnaie ça ne pouvait donc qu'être moi qui l'avait pris personne d'autre que moi n'était venu chez elle. Comme aucun doute ne subsistait, il me fut demandé de restituer immédiatement l'argent volé, j'étais bien en peine pour rendre cet argent, vu que je l'avais déjà dépensé la mère Morel me demanda évidemment ce que j'avais fait, pour une fois, je ne racontais pas de mensonges, je lui dit que j'avais acheté une boîte de jeu. Très bien alors je vais prendre de l'argent dans ton argent de poche que t'envoie la préfecture pour rembourser madame Dupuis. La vieille dame remboursée s'en retourna chez elle sans autres commentaires, pour moi les choses n'étaient pas finies. La mère Morel me dit mais au fait ou est-elle cette boîte de jeu là encore je n'y allais pas par quatre chemins, je révélais que je l'avais caché dans le grenier de la tante Denise. La mère Morel cette fois semblait vraiment fatiguée, elle me dit qu'elle allait faire venir l'assistante sociale qui avait été désignée par le juge des enfants pour me tutoriser. Dans un élan venu de je ne sais où, je la suppliais de ne pas le faire, j'eu pour toute réponse ha! tu vas voir si je ne là fait pas venir. Sur ce elle retourna dans la salle à manger, je restais dans la cuisine à tourner et retourner cette histoire dans ma tête. Dix minutes plus tard, elle revint avec à la main une lettre, tu vas porter cela dans la boîte aux lettres de ta tante elle va être ravie d'apprendre encore cela. Tu profiteras que te es là bas pour ramener la boîte de jeu, en-cours de route bien que je ne doutais pas de la teneur de ce courrier, j'ouvris la lettre que je lu, elle racontait en gros mon dernier exploit très pudiquement la mère Morel disais vous connaissez le gros défaut de Taddy, il à recommencé, veuillez passer me voir au plus vite. Je jetais l'enveloppe et ne mis dans la boîte aux lettres que la feuille pliée en deux, je montais en trombe au grenier pour aller récupérer la boîte, immédiatement je rentrais à la maison. Sans faire autrement cas de cette affaire je me mis une fois à la maison à m'occuper avec ce jeu, puisque l'on ne me disait rien. La tante une fois rentrée chez elle, trouva la lettre et vint immédiatement il n'eut pas été nécessaire de me dire qu'elle était en colère vu la tête qu'elle faisait. Je crois bien même qu'elle me donna une gifle en guise de bonjour, l'explication ne dura pas très longtemps mais fut des plus intense. Bon puisque c'est ainsi je vais dire à Madame Morel ce que je sais. Quant tu es allé chez ton grand-père peindre la cuisine tu as volé de l'argent dans son portefeuille, le grand-père voulait te payer pour ton travail mais tu es parti trop rapidement, le grand-père trouva louche que tu veuilles partir aussi vite c'est pourquoi il ne t'as pas payé quant tu es parti, s'il n'y avait rien eu d'anormal il t'aurais payé après mais voila ce n'était pas le cas donc il ne te paiera pas vu que tu t'es servi. Autre chose encore, tu as plusieurs fois emprunté le solex que Jean-Paul garé chez moi pour aller te promener, il faisait le plein une fois par semaine, Jean Paul en milieu de semaine s'est retrouvé en panne d'essence, il n'était pas difficile de deviner de qui cela pouvait venir surtout que la tante Andrée (encore une autre tante) m'avait vu alors que je me promenais dans son quartier en lisière de forêt de Fontaine la Forêt. J'étais interloqué, pour la première fois, j'étais en train de me faire engueuler par la tante Nisou, elle vidait son sac, j'avais ruiné sa patience. De son coté la mère Morel en apprenait qu'elle ne connaissait pas, je ne dit pas qu'elle jubilait mais cela ne semblait pas lui déplaire, sans doute par cynisme. Je pense que durant ma semaine d'incarcération à M...., la tante et la mère Morel avaient dues se mettre d'accord au cas ou je recommencerais à faire des miennes que la mère Morel ne me garderais pas. Ce fut la tante Nisou qui poursuivant sur sa lancée m'annonça que Madame Morel dans ces conditions n'allait pas pouvoir me garder. Ca y est j'ai gagné, j'allais enfin partir de chez les Morel, il y avait tellement longtemps que j'attendais ce moment là que j'avais un peu de mal à y croire.
par Taddy
publié dans :
Gay, Lesbien
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