Samedi 23 octobre 2004
Toutefois la tante une fois arrivé me dit tu sais Taddy, Madame Morel ne va pas te priver de dessert, te priver de ceci ou de cela tu n'es plus un petit enfant, ça n'à plus de sens, maintenant tu dois être raisonnable reprendre tes études, bien travailler et les choses se tasseront toutes seules. Sur ces bonnes paroles la tante s'en fut dans son foyer, je craignais qu'une fois la tante Nisou partie que l'affaire revienne sur le tapis, il n'en fut rien, c'était la politique du silence sur mes exploits, quant le père Morel rentra ce fut la même chose. Tout le monde semblait d'accord non pas pour me pardonner mais pour se taire. Moi je n'étais pas d'accord mais alors pas du tout. Hé bien non je ne cesserais pas de faire des bêtises voilà ce que dans mon fort intérieur je décidais puisque l'on m'avait ramené chez les Morel. Pour le moment je ne savais pas ce que j'allais faire ni comment j'allais le faire en attendant je me tenais tranquille, c'était reculer pour mieux sauter. La vie repris ses droits, je repris le chemin du lycée, je fus interrogé par le professeur d'atelier, je me demande bien de quel droit, si j'avais eu le sens de la répartie je lui aurais dit qu'il n'avait qu'à lire les journaux, dommage je n'y ai pas pensé. Avant ces événements, je passais souvent chez la tante Nisou pour lui dire un petit bonjour cela me faisais un petit contact avec la famille, cela me réchauffais un peu le coeur lorsque je ne me sentais pas bien chez la mère Morel, je mis un terme à ces visites j'avais honte il faut bien que je le reconnaisse de retourner chez la tante que j'avais volé, voler la mère Morel ne me gênait pas autrement, voler ma tante que j'aimais énormément,elle était l'équivalent de ma regrettée grand-mère, là j'avais dépassé les bornes je m'auto-punissais en m'interdisant de visites. La vie roula ainsi quelques semaines, je me faisais oublier peut-être que je n'y serais jamais retourné si ces quelques semaines passées ce fut la tante Nisou qui vint prendre de mes nouvelles chez la mère Morel. Rien d'extraordinaire ne s'était produit, elle termina sa visite en m'invitant à manger pour le dimanche suivant, elle ajouta avant de partir qu'elle ne m'avait jamais interdit de venir lui rendre visite comme je le faisais avant, que sa porte n'était pas fermée pour moi et que je ne devais pas changer mes habitudes. J'étais exalté par cette déclaration qui me faisait chaud au coeur, mais j'étais gêné vis à vis de la Mère Morel qui ne connaissait pas ces visites impromptues que je rendais chez ma tante Nisou, cela ne là regardais pas. La mère Morel ne me fit pas d'observation sur le sujet, là je vais présumer de la mère Morel car ce n'est pas l'envie qui due lui manquer. Malgrés l'invitation je n'étais pas vraiment pressé que le dimanche arriva, je devais encore "affronter" l'oncle Bertrand comment allait-il me recevoir. Rien, il ne se passa rien je fus reçu tout à fait normalement aucun reproche ne me fut fait, "l'affaire" ne devait pas revenir sur le tapis, je redoutais le marasme, tout alla pour le mieux, le marasme était en fait dans ma tête. Je laissais passer le temps mais j'allais encore me distinguer.
par Taddy
publié dans :
Gay, Lesbien
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