L'ors de la distribution suivante d'image, je sortis mes bons points pour les échanger. Quel ne fut pas la surprise de la maîtresse me voyant exhiber mes bons points, elle ne m'en donnait rarement vu que je ne les méritais pas. Je fus démasqué elle ne me dit pas directement que je les avais volé mais la suspicion était grande. La maîtresse me proposa un marché à savoir qu'elle me prenait mes bons points et que si je me tenais tranquille et travaillais bien elle me les rendrait rapidement. Ce qui fut dit fut fait, je récupérais mes bons points et eu rapidement mon image. Après cette histoire je n'eu pas beaucoup d'autres bons points durant cette année scolaire, j'avais mis un point d'honneur pour récupérer les "miens" une fois que ce fut fait, je retournais à ma médiocrité scolaire et à ma paresse. A cette époque les élèves allaient en classe le samedi toute la journée, le samedi à quatre heure et demi je savais que la grand-mère et la tante Nisou m'attendaient à la sortie de l'école. C'était une occasion pour eux de me raccompagner à la maison et d'avoir en somme les dernières nouvelles de mes bêtises. J'avais demandé à la grand-mère si elle pouvait m'acheter le journal de Mickey chaque semaine, j'avais ainsi régulièrement mon journal, cela ne plaisait pas à la mère Morel. La mère Morel c'est ainsi que je la nommais désormais dans mon esprit et lorsque je parlais d'elle à l'école avec mes camarades. Au fil du temps la maison se dépeuplait, Marlène s'en alla vivre au dehors, cela n'alla pas sans heurts le père Morel la traitant de traînée et toutes sortes de noms d'oiseaux. J'étais couché lorsqu'éclata une dispute, j'avais été très impressionné car le père Morel dans sa colère menaçait de la faire mettre en tôle, c'est l'expression qu'il employa je ne savais pas ce que ça voulais dire mais je comprenais que c'était grave, si elle s'en allait vu qu'elle n'était pas majeure en fait, elle était à un ou deux mois de sa majorité qui à cette époque là était à vingt et un ans. Malgré les menaces du père Morel, lorsque je me levais le lendemain matin, Marlène avait fait sa valise et était partie.
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