Dimanche 17 octobre 2004
Cette visite dura toute la matinée, il me restais donc toute l'après-midi pour pouvoir me promener ailleurs. Avec le temps je me dis que j'ai bien fait de pratiquer ainsi car sinon à l'heure où j'écris ces lignes je n'aurais toujours pas visité le château de Fontaine la Forêt ce qui est un comble, c'est tout de même ma ville natale. Ce que je fis à l'école, je le fis d'autant plus au catéchisme cela ne m'intéressais guère. Avec une bande de copain nous avions un jour décidé de sécher le catéchisme, nous n'avons rien trouvé de plus malin que d'aller tandis que le curé faisait son cours poser des pétards dans la serrure du local où il officiait. La semaine suivante nous avons été reçu comme il se doit, il ne faisait aucun doute que les pétards de la semaine passée c'était bien nous, de toute façon nous n'avions pas de mot d'excuse. L'affaire des pétards se passa rapidement. Je ne trouvais pas un grand intérêt pour l'instruction religieuse, là seule chose qui me réconciliais avec cette institution c'est que je passais sous les fenêtre de chez la grand-mère qui ne manquait pas de m'adresser un signe de la main la vie est parfois faite de petits riens. Je voyais de sa fenêtre la grand-mère chaque mardi midi moins le quart depuis qu'elle avait déménagée quant le grand-père eu cesser de travailler pour l'entreprise de charbon. Ils avaient avant un grand appartement au 36, rue de la Fontaine, ils se retrouvaient maintenant dans un deux pièces mansardé avec des escaliers raides comme la justice. Autant le 36, rue de la Fontaine évoque pour moi tout un univers un peu merveilleux que ce nouvel appartement évoque pour moi la peine, voir le malheur. La grand-mère avait une santé de plus en plus préoccupante, je me souviens de la voir tituber dans le couloir se dirigeant vers les toilettes, elle ne put aller jusqu'au bout et se mit vomir, elle commençait déjà à s'affaisser lorsque la tante Nisou arriva juste à temps pour l'empêcher de s'effondrer par terre. Ainsi elle se retrouva à l'hôpital à demi paralysée, elle pu refaire surface et guéri plus ou moins bien de sa maladie. Au bout de quelques mois, elle pu sortir de l'hôpital et reprendre une vie à peu près normale. C'est donc place de l'Octroie qu'habitaient les grands-parents, je suis persuadé que les escaliers raides qui menaient à cet appartement ont achevés ma grand-mère. D'autres personnes ont prétendus que si la grand-mère était tombée malade c'était de ma faute. La chute définitive de ma grand-mère eu lieu à Pâques 1963 je suis venu ce jour là comme chaque dimanche après la messe, puis je suis ressorti avec la tante Nisou pour aller faire quelques courses au marché . Quand nous sommes rentrés la grand-mère s'était allongée sur son lit, la tante Nisou un peu rudement lui dit mais qu'est ce que tu fais sur ton lit, ce à quoi elle répondit qu'elle ne sentait plus ses jambes. Un médecin fut immédiatement appelé, il ordonna son transfère immédiat à l'hôpital. La grand-mère ne devait plus jamais se relever de son lit, elle perdit l'usage de ses jambes, l'usage de la parole, il n'y eu plus de coordination de ses gestes, elle émettait des sons rauques pour se faire comprendre, j'avais beaucoup de peine quant elle voulait me dire quelque chose et que je ne comprenais pas, à la fin je n'osais plus lui faire répéter j'avais trop de peine de la voir diminuer ainsi.
par Taddy
publié dans :
Gay, Lesbien
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