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Texte libre

Bonjour

 

Mes bons voux vous accompagnent pour 2006. Qu'il y ai le moins de maltraitance possible envers les enfants, malheureusement je pense que ce n'est pas pour demain. Il reste encore et toujours du travail à faire de la part des associations mais aussi de votre part, si vous avez des doutes sur votre entourage n'hésitez pas à en parler à une personne qualifiée ou une association, elles sont là pour vous écouter dans le plus strict anonymat, Alors courage ! ! !  et merci pour eux...

N'oubliez pas que la maltraitance n'est pas forcément physique. Les vexations, les privatisations, la cruauté mental font d'énormes ravages

A toutes et tous, aux enfants maltraités Bonne année 2006

Visiteur d'un jour ou assidue bonne lecture, bien à vous...

Taddy

Samedi 11 décembre 2004
Durant le trajet je repensais à cette rencontre dans le parc, cette fois ma décision était prise, je n'irais plus  dans cet endroit un point c'est tout, le dégoût de moi même était omniprésent, je n'avais pas le moral. Arrivé aux Sillages en retard comme prévu je me fis engueuler par éducateur de service ainsi la journée était complète, bien évidement ma part ne m'avait pas été gardée, je dus aller en cuisine pour voir si le cuisinier voulais bien me faire un plateau. Une fois mon repas terminé, je ne m'attardais pas davantage et rentrais chez moi l'esprit toujours préoccupé. Mes allées et venues aux Sillages prirent  fin assez brutalement. Alors que j'étais monté au foyer pour manger comme cela avait été convenu, ce soir là Joël était de service, cela faisait pas mal de temps que je ne l'avais pas vu, il fut tout surpris de me voir encore là. Il m'apostropha dis donc Taddy qu'est-ce que tu viens encore faire par ici, un peu surpris de cette sortie, je lui dit tout naturellement que j'étais venu pour manger comme d'habitude. Ca fait plus de trois mois que tu es parti je pensais que s'en était fini avec ça, il compris que si je venais encore c'est que je n'avais pas d'argent. Joël m'accorda un sursis jusqu'à la fin du mois après dit-il je ne t'empêche pas de venir me voir mais cette fois tu viens chez moi pour me rendre visite comme un ami mais tu ne viens plus dans le groupe. J'étais très content de n'être plus obligé de monter aux Sillages tous les jours, j'en avais l'obligation ne l'oublions pas, cet affranchissement me faisais bien  plaisir. Il allait falloir que je sois un peu plus sérieux avec l'argent que je dilapidais assez rapidement et facilement. Je montais encore bien des fois aux Sillages pas pour y manger, mais pour voir mes copains. Comme il fallait s'en douter ma paye ne fut pas éternelle, loin s'en faut, il me resta plus qu'a faire comme la cigale à danser devant le placard vide. Je m'incrustais à droite et à gauche pour pouvoir manger pour ce qui concerne le matin j'avais résolu le problème. J'avais répéré qu'a la  superette tout près d'ici le matin très tôt il y avait des caisses de  lait, j'allais me servir pratiquement  les quinze derniers jours du mois. Ce petit jeu aurait pu me coûter très cher heureusement je ne me  suis jamais fait prendre. Par contre je me vantais de cet exploit auprès de mes camarades des Sillages, ceci me valu un beau jour d'être réveillé  aux aurores un samedi matin justement par les copains des Sillages. J'entendis des grands coups frappés dans les volets, j'allais ouvrir pour voir de quoi il s'agissais, dès que j'eu déverrouillé les volets je n'eu même pas le temps de les pousser que déjà, ils étaient grand ouvert, je reculais d'un pas car  surprise c'était les copains qui passaient par la fenêtre avec des cagettes de yaourt et de fruits piqués à la superette voisin, vite referme me dit un copain je crois bien que quelqu'un nous a vu. Tu vois me dis l'un d'eux je t'avais bien dit que j'irais faire un tour à la superette. Effectivement il m'en avait parlé mais je n'avais  pas cru qu'il le ferait maintenant j'étais devant le fait accompli et pour tout dire  j'avais un peu oublié cette promesse. J'allais me servir uniquement de lait et encore quant je n'avais plus d'argent, quand les copains débarquèrent avec les victuailles c'était dans une période où j'avais de l'argent.
par Taddy publié dans : Gay, Lesbien
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